‹ uvres poétiquesChapitre 75 sur 79 · SVR LE TRESPAS DE L'AVTHEVR DECEDE SVR L'IMPRESSION DE SON LIVRE · texte numérisé non relu

SVR LE TRESPAS DE L'AVTHEVR DECEDE SVR L'IMPRESSION DE SON LIVRE

Posthume, celuy-là qui te donna la vie Marqua ton iour natal de son triste trespas : Mais comme vn bon enfant, tu ne laisseras pas D'éterniser son nom d'vne gloire infinie.

^ Ce N.P. qui a signé cette épigramme latine, et qui se déclare ami fidèle de l'auteur, ne peut guère être un autre que Pierre de Nancel [N.P. = Nancelli Pétri], qui fut en effet, comme nous l'avons déjà fait remarquer, étroitement lié avec Jean de Lingendes. D'ailleurs on sait que Nancel écrivait le latin avec facilité et non sans grâce. Il composa notamment une pièce de vers latins en témoignage de sa reconnaissance à Marc-Antoine Memmo, Doge de Venise, au sujet d'une chaîne d'or que celui-ci lui avait donnée, et une élégie latine sur la mort de Henri IV : ^uerimonia super acerbo funere Heur ici IV.

2 Les deux quatrains français sont manifestement l'œuvre d'un seul et même poëte : la forme métrique, la disposition des rimes, la répétition de l'hémistiche « qui te donna la vie » en sont la preuve. Serait-il trop téméraire d'attribuer ces deux pièces également à Pierre de Nancel, qui avait déjà, nous l'avons vu, adressé des vers « au berger Philenc » ?

Voir p. 249, et note.

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