VI
A plus de cent ans en arrière, Du jour où vînt mon fils aîné, On posait sa première pierre...
Et c'est là que mon p^re est né.
Ce toit sacré je le respecte !
J'aime à l'embellir en rêvant ; L'antique aïeul son architecte Fut un soldat, puis un savant.
Cadet de race, un peu rebelle, Il préférait aux grands partis Femme sans dot, mais bonne et belle :
C'est d'eux que nous sommes sortis.
Dieu nous a gardé leur demeure.
Honorez donc, à votre tour, Ces murs où j'appris, de bonne heure, La paix, le travail et l'amour !
J'y passai trop peu de journées :
Le devoir m'appelait ailleurs.
En d'autres sphères moins bornées, Mais d'où l'on ne sort pas meilleurs :
Naguère, écoliers, dans l'attente.
Vos congés vers l'humble manoir Vous ramenaient chez la grand'tante Toute heureuse de vous avoir.
Là, plus rien n'était à la mode Et j'y trouvais une douceur :