SERMENT
Nommez votre pays de ce nom : la Patrie !
Après celai de Dieu, c'est le nom du devoir.
Prononcez-le toujours avec idolâtrie, Ce nom qui vous oblige au combat, à l'espoir.
Si quelqu'un, se disant le citoyen du monde, Insulte à votre amour du haut de sa raison, Ce mot : l'Humanité, sur sa lèvre inféconde Veut dire l'égoïsme et sent la trahison.
Nous! plus Dieu la punit, plus le monde l'accable, Plus elle est en opprobre aux rois, aux empereurs. Aimons notre cité d'un amour implacable...
Opposons cet amour à leurs lâches fureurs.
220 LB LIVRE d'UN PÈRE.
Qu'on ne me parle plus de ces p&up\tSy nos frères/ Où 8ont-il8, et lequel nous a tendu la main? Je suis Français ! la France a les destins contraires : J'ai souci d'elle seule, et non du genre humain.
Oui; nous sommes tombés, vaincus par notre faute ! Nous avons manqué d'âme et quitté les sommets : L'abtme est bien profond, car la cime était haute... Ceux qui rampent toujours seuls ne tombent jamais.
Oui, la France est coupable, et s'accuse elle-même ; Mais lequel est plus pur, de ses voisins jaloux? Lequel peut, à bon droit, nous lancer l'anathème? Quel peuple sans péché se lève contre nous ?
Qu'ils se taisent ! Nous seuls et l'esprit de nos pères Restons juges du crime et des devoirs trahis. Par fierté^ par amour, soyons juges sévères... C'est le servir bien mal que flatter son pays.
Mais plus nos doigts sanglants sonderont de blessures, Plus il apparaîtra de hontes an grand jour ; Plus la sainte patrie aura subi d'injures.
Plus le deuil sera grand... plus grand sera l'amour!
Je t'aimais glorieuse, et t'adore insultée; Je me sens mieux ton fils en pleurant tes revers, France ! O mère ! 6 grandeur que j'ai trop peu chantée, Â toi mon dernier souffle, à toi mon dernier versl
Enfants ! si votre père, en butte à quelque outrage, Vieux, proscrit, mutilé, portait son propre deuil,