‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historiqueChapitre 13 sur 99 · I. Hiade, l». n. {Note de l'Éditeur · texte numérisé non relu

I. Hiade, l». n. {Note de l'Éditeur

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Une nuit de poussière; et les chars aieurtriera;

£t les héros annés^ brillant dans les carapagne$

Comme un vaste incendie aux vîmes des montagnes;

lies coursiers hérisiiant leur cEinière à longs flots,

£t d'une roix humaine excitant Les héros;

De là, portant ses pas dans les paisibles villes,

Les lois, les orateurs, Jes récoltes fertiles;

Mais bientôt de soldatalles remparts entourés ,.

Les victimes tombant dans les parvis sacrés,

£t les assauts, mortels aux. épouses plaintives,

£t les mères en deuil, et les filles captives;

Puis aussi les moissons joyeuses, les troupeaux

Bêlans ou mugissons, les rustiques pipeaux,

Les chansons, les festins', tes vendanges bruyantes.

Et la flûte et la lyre, et les notes dansantes;

Puis, déchaînant les vents à soulever les mers.

Il perdait tes nochers dans les gouffres amers;

De ià, dans le sein frais d'une roche azurée.

En foute il appelait les filles de Xérée,

Qui bientôt, à des cris s'élevant sur les eaux,

Aux rivages troyens parcouraient des vaisseaux ■ ;

Puis il ouvrait du Styx la rive criminelle;

Et puis les demi-dieux et les champs d'Asphddète ';

Et la foule des morts: vieillards seuls et soufi&ans;

Jeunes gens emportés aux yeux de leurs parens;

I. mode, liv. XVra. (îfote de l'Éditeur.) a. Odyssée, tif.Xl.(Id.)

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ËnËms doDt au berceau la vie est tenniDee; Vierges dont le trépas suspendit l'hyméoée.

Mais ô bois, ô ruisseaux, o monts, ô durs cailloux, Quels doux frémissemcDS vous agitèrent tons , Quand bientôt k Lemnos, sur l'enclume divine, Il forgeait cette trame irrésistible et fine Autant que d'Arachné les pîéges inconnus, Et dans ce fer mobile emprisonnait Vénus'!

£t quand il revêtit d'une pierre soudaine La fîère Niobé , cette mère thébaine ' !

Et quand ii répétait en accens de douleurs De la triste Aëdon l'imprudence et les pleurs -* , Qui, d'un fils méconnu marâtre involontaire, VoU, doux rossignol, sous le bois solitaire ! Ensuite, avec le vin, il versait aux héros Le puissant Népeuthès, oubli de tous les maux''; Il cueillait le Moly, fleur qui rend l'homme sage ^; Su paisible Lotos il mêlait le breuvage ^ :

Les mortels oubliaient, par ce philtre charmés. Et ta douce patrie et les parens aimés. Enfin, rOssa, l'Olympe, et les bois du Pénée,

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