I. Hiade, l». n. {Note de l'Éditeur
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Une nuit de poussière; et les chars aieurtriera;
£t les héros annés^ brillant dans les carapagne$
Comme un vaste incendie aux vîmes des montagnes;
lies coursiers hérisiiant leur cEinière à longs flots,
£t d'une roix humaine excitant Les héros;
De là, portant ses pas dans les paisibles villes,
Les lois, les orateurs, Jes récoltes fertiles;
Mais bientôt de soldatalles remparts entourés ,.
Les victimes tombant dans les parvis sacrés,
£t les assauts, mortels aux. épouses plaintives,
£t les mères en deuil, et les filles captives;
Puis aussi les moissons joyeuses, les troupeaux
Bêlans ou mugissons, les rustiques pipeaux,
Les chansons, les festins', tes vendanges bruyantes.
Et la flûte et la lyre, et les notes dansantes;
Puis, déchaînant les vents à soulever les mers.
Il perdait tes nochers dans les gouffres amers;
De ià, dans le sein frais d'une roche azurée.
En foute il appelait les filles de Xérée,
Qui bientôt, à des cris s'élevant sur les eaux,
Aux rivages troyens parcouraient des vaisseaux ■ ;
Puis il ouvrait du Styx la rive criminelle;
Et puis les demi-dieux et les champs d'Asphddète ';
Et la foule des morts: vieillards seuls et soufi&ans;
Jeunes gens emportés aux yeux de leurs parens;
I. mode, liv. XVra. (îfote de l'Éditeur.) a. Odyssée, tif.Xl.(Id.)
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ËnËms doDt au berceau la vie est tenniDee; Vierges dont le trépas suspendit l'hyméoée.
Mais ô bois, ô ruisseaux, o monts, ô durs cailloux, Quels doux frémissemcDS vous agitèrent tons , Quand bientôt k Lemnos, sur l'enclume divine, Il forgeait cette trame irrésistible et fine Autant que d'Arachné les pîéges inconnus, Et dans ce fer mobile emprisonnait Vénus'!
£t quand il revêtit d'une pierre soudaine La fîère Niobé , cette mère thébaine ' !
Et quand ii répétait en accens de douleurs De la triste Aëdon l'imprudence et les pleurs -* , Qui, d'un fils méconnu marâtre involontaire, VoU, doux rossignol, sous le bois solitaire ! Ensuite, avec le vin, il versait aux héros Le puissant Népeuthès, oubli de tous les maux''; Il cueillait le Moly, fleur qui rend l'homme sage ^; Su paisible Lotos il mêlait le breuvage ^ :
Les mortels oubliaient, par ce philtre charmés. Et ta douce patrie et les parens aimés. Enfin, rOssa, l'Olympe, et les bois du Pénée,