ARCAS ET PALÉMON
PÂ Lié M OH.
Tu poursuis Damalis; mais cette blonde tête Pour le joug de Vénus n'est point encore prête : Cest un enfant encore. Elle fuit tes liens ; £t ses yeux innocens n'entendent pas les tiens. Ta génisse naissante au sein du pâturage Ne cherche auxbords des eaux que le saule et l'ombrage; Sans répondre à la voix des époux mugissans, Elle se mêle aux jeux de ses frères naissans. Le fruit encore vert , la vigne encore acide^ Tentent de ton palais l'inquiétude avide; Va, l'Automne bientôt, succédant à des fleurs, Saura mûrir pour toi leurs mielleuses liqueurs. Tu la verras bientôt, lascive et caressante, Tourner vers les baisers sa tête languissante.. Attends : le jeune épi n'est point couronné d'or; Le sang du doux mûrier ne jaillît point encor; La fleur n'a point percé sa tunique sauvage; Le jeune oiseau n'a point encore de plumage.
Qui prévient le moment l'empêche d'arriver.
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.i8 IDYLLES.
ASCAS.
Qui le laisse échapper ne peut le retrouver.
Les fleurs ne sont pas tout! le verger vient d'éclore; Et l'Automne a tenu les promesses de Flore.
Le fruit est mûr, et garde, en sa douce âpreté. D'un fruit à peine mûr l'aimable crudité.
L'oiseau d'tw doux plumage enveloppe sou aile; Du milieu des bourgeons le feuillage étincelle ; La rose et Damalis de leur jeune prison Ont ensemble percé la jalouse clbison.
Effrayée et confuse , et versant quelques larmes , Sa mère , en souriant, a calmé ses alarmes. L*hyménée a souri quand il a vu son sein Pouvoir bientôt remplir une amoureuse main.
Sur le coing parfumé le doux Printems colore Une molle toison intacte et vierge encrai; La grenade, entr'ouverte, au fond de ses iéaeaax Nous laisse voir l'éclat de ses rubis nouveaux.
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