‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historiqueChapitre 61 sur 99 · ÉLÉGIE XXXII · texte numérisé non relu

ÉLÉGIE XXXII

Mânes de Callimaque j.

Dans vos sainta

Philétas S uider mes pas !

du Pennesse, chœurs de la Grèce, médités

J'ose , DouvR^ootife, aux ai Mêler deAtantsfrao^is dat Dites enluel vallon V] Soumireiflà vo^^flR^ plus rares beautés.

Qu'ai3émfl|HKprix un jeune cœur s'embrase !

Je n'ai pMt pour la gloire inquiété Pégase:

L'obscur^^tra;pqujJJe est plus chère à mes yeux Que de BShv(N*is l'éclat laborieux.

Peut-êtn^Hécoutaat qu'une jeune manie , J'eusse^BiHyons d'Homère alliuné mon génie , Et, d'^Vess^Utti^^^^h^à lui m'élevant, Volé^B bouche en bouche ,^^ureux et triomphant Ma^Êk tendre Élégie et sa ^^k touchante M'j^P séduit : l'Élé^e à la voix jfcpissante ,

R . Callimaque et Philëtas, célèbres poèle^iecs, connus par des ii, des ëpigrammea et des ëlëgies. L'^Kquité regardai! le er [X)mme le prince des poètes ëlëgiat^B (N'oie de l'EH.)

:,q,t,=cdbïGobgle

»o ELEGIES.

Au ris mêlé de pleurs, aux longs cheveux épars; Belle, levant au Ciel ses humides r^rds.

Sur un axe brillant c'est moi qui la promène Parmi tous ces palais dont s'enrichit la Seine ; Le peuple des Amours y marche auprès de nous; La lyre est dans leurs mains : cortège aimable et doux, Qu'aux fStes de la Grèce enleva l'Italie!

Et ma 6ère Camille est la sœur de Délie '.

L'Élégie, ô Ije Brun ! renaît dans nos chansons; Et les Muses pour elle ont amolli nos sons.

Avant que leur projet, qui fut bientôt le nôtre, Pour devenir amis nous offrît l'un à l'autre, Elle avait ton amour, comme elle avait le mien ; Elle allait de ta lyre implorer le soutien.

Pour montrer dans Paris sa langueur séduisante Elle implorait aussi ma lyre complaisante.

Femme, et pleine d'attraits, et Bile de Vénus, Elle avait deux amans l'un à l'autre inconnus. J'ai vu qu'à ses faveurs ta part est la plus belle; Et pourtant je me plais à lui rester fidèle ; A voir mon vers, au rire, aux pleurs, abandonné, De rose^ou de (^près par elle couronné.

Par la lyre attendris, les rochers du Riphée Se pressaient, nous dit-on, sur les traces d'Orphée; Des murs 61s de ta lyre ont gardé les Théhains ; Arion à la lyre a dû de longs destins ;

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