ODE VII
Fannt! l'heureux mortel qui près de toi respira Sait, à le voir parler, et rougir, et sourire,' De quels hôtes divins le Ciel est habité :
La Grâce, ta Candeur, la naïve Innoceace,
Ont, depuis ton enfance, De tout ce qui peut plaire enrichi ta beauté.
Sur tes traits, oii ton âme imprime sa noblesse, Elles ont su mêler aux roses de jeunesse Ces roses de pudeur, charmes plus séduisans. Et remplir tes regards, tes lèvres, ton langage,
De ce miel dont le sage Cherche lui-même en vain à défendre ses sens.
Oh! que n'ai-je moi seul tout l'éclat et la gloire Que donnent les talens, la beauté, la victoire, Pour, fixant sur moi seul ta pensée et tes yeux, Que ton cœur loin de moi soit plein de ma présence.
Comme dans ton absence Ton aspect bien-aimé m'est présent e« tous lieux.
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ODES. a-ji
Je pense:Elle était là. Tousdisaient:aQu'elle est belle!» Tels forent ses regards, sa démarche fut telle, Et tels ses vêtemens, sa voix et ses discours. Sur ce gazon assise , et domioaDt la plaine,
Des Méandres de Seine, Rêveuse, elle suivait les obliques détours.
Ainsi dans les forêts j'erre avec ton image.
Ainsi le jeune faon, dans son désert sauvage. D'un plomb volant percé, précipite ses pas :
Il emporte en fuyant sa mortelle blessure;
Couché près d'une eau pure, Palpitant, hors d'haleioe, il attend le trépas.
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