‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historiqueChapitre 86 sur 99 · I. La basse Normandie. (Note de l'Éditeur · texte numérisé non relu

I. La basse Normandie. (Note de l'Éditeur

3. Peraoniie n'ignore que le Rhône prend m source dam un §licîer, au pied du mont de la Fourche, situe dana le Valais. {Note de l'Éditeur.)

DIVERSES. a«9

Ces ports où des deux mers l'active bien&isance Am^e les- tributs du rivage lointain, Que visite Phoebus le soir ou lematin?

Dirai-je ces canaux, ces montagnes percées, De bassin en bassin ces ondes amassées , Pourjoindreaupieddesmonts l'une et l'autre Tbétis ' ; Et ces vastes chemins en tous lieux départis , Où l'Étranger, à l'aise achevant son voyage.

Pense au nom des Trudaine', et bénit leur ouvrage?

Ton peuple industrieux est né pour les combats. Le glaive, le mousquet, n'accablent point ses bras: Il s'élance aux assauts ; et son fer intrépide Chassa l'impie Anglais ^, usurpateur avidç,j Le Ciel les fit humains, hospitaliers et bf^s. Amis des doux plaisirs, des festins, des chansons;

I. Le canal du Languedoc, commencé en 1666, et tenoiné en 1S81 , sur les plans dn baron Biquet et du célèbre Ingénieur militaire Aadreossy. (IVote de l'Éditeur.)

1. Philibert de Triidaine, intendaDt-gënéral des finances, et père des deux Tradaine doDt il ■ été question plus haut, eut dans ■on dë|>artement lea fermes- générales , le commerce, les manu* factures et les ponts-etrcbaussées; et il administra ces diffâ^utea parties avec autant de zèle que de lumières. (Note de l'Édit.)

3. Sons Charles VII, les Anglais perdirent toutes les villes et places fortes qu'ils avaient conquises en France ayant loi.

( Note dt l'Éditeur. )

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ago POÉSIES

Mais, laU>)«s, opprimés, la trïAesse inquiète Glace ces chants joyeux sur leur bouche muette , Pour les jeux, pour la -danse, appesantit leurs pas^ Renverse devant eux les tables des repas , Flétrit de longs isoueis, «Bprnnte douloureuse. Et leur front et leur âme. O France! trop heureuse Si tu voyais tes biens, si ta profitais mieux Des dons que tu reçus de la bonté des Cieux !

Vois le superhe Anglais, l'Anglais dont le courage aie s'est soumis qu'aux lois d'un sénat libre et sage. Qui t'épie, et, dans t'Inde éclipssnft ta splendeur, Sur tes fautes sans nombre iAkfe sa grandeur. Il triomphe,-il t'insulte. Oh! c(»)d»en tes collines Tressailleratent de voir réparer tes ruines , Et pour la Liberté donueraieut sans regrvia Et leur vin, et leur huile, et leurs belles forêts! J'ai vu dans tes hameaux ta plaintive misère, La mendicité blême, et la douleur amère.

Je t'ai vu dans tes biens, indigent laboureur, D'un fisc avare et dur maudissant la rigueur, Versant aux pieds des Grands des larmes inutiles. Tout trempé de sueurs, pour toi-même infertiles. Découragé de vivre, et plein d'un juste effroi De mettre au jour des fils malheureux comme toi. Tu vois sous les soldats les villes gémissantes; 0>rvée, impôts rongeurs, tributs, taxes pesantes;

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agi

Le sel , fîls de la Icme, ou même j'eau -àei mo-s,

Source d'oppressions et de flcoux iwen ;

Vingt brigands, revêtue du nom sacré de l^inoe,

S'unir à déchirer une trète pronnce,

Et courir, à l'envi, de son sang altérés,

Se partager entre eux ses membres dédiîrés.

O sainte Egalité! dissipe nos ténèbres,

Renverse les vorous , les bastijks fiwèbres !

Le riche indiffiérent, dans un chiir ptionrené,

De cei goufifres secrets partout cnivironDé,

Rit av«c les bourreaux, s'il n'ifst bourneMi lui-même;

Près de ces noirs réduits de )a misère «Ktr&në,

D''BDe maîtresse irapune achète ies tran^mrtis ,

Chante sur -des tombeaux, «t btùt^rmi ^des iBOTtst

Maleshn'bes! Turgot! à vous en qoi U France Vit luire, bêlas! en vain, sa idernià^ espérance! Ministres dont te otnar a oemhiu ia. pitié I Ministres dont le nom ne s'est point oublié ! Abl si de telles mains, juatemcait «ouveiuioes, Toujours de cA empire avaient i«iu Jes rtnes, L'Équité dairvojraDte aurait régné sur odtis; Le faible auraitosé respirer près de vous-; L'oppresseur, évitant d'armer d'injustes plainter, Sinon «{uelque pudeur aurait eu quelques craintas; Le délatieiir impie , opprimé par U Ëiim , Serait mort dans l'opprobre ; et tiort d'hommes enfin,

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39a POESIES

t'insu de nos lois , à l'iasu du Tulgaire , Foudroyés sous les coups d'un pouvoir arbitraire, De cris non entendus, de funèbres sanglots, Ne feraient point gémir les voûtes des cachots!

Non, je ne veux plus vivre en ce séjour servile:

J'irai, j'irai bien loin me chercher uni asile,

Un asile à ma vie en son paisible cours,

Une tombe à ma cendre à la fin de mes jours ,

Où d'un Grand, au cœur dur, l'opulence homicide

Du sang d'un peuple entier ne sera point avide ,

Et ne me dira point, avec un rire affreux,

Qu'ilsseplaignentsanscesse,et qu'ils sont trop heureux;

Où, loin des ravisseurs, la main cultivatrice

Recueillera les dons d'une terre propice;

Où mon cœur, respirant sous un ciel étranger,

Ne verra plus des maux qu'il ne peut soulager;

Où mes yeux, éloignés des publiques misères,

Ne verront plus partout les larmes de mes frères.

Et la pâle iudigence à la mourante voix.

Et 'les crimes puissans qui font trembler les lois.

Toi donc. Équité sainte! ô toi. Vierge adorée!

De nos tristes climats pour long-tems ignorée ,

Daigne, du haut des Cieux, goûter le libre encens

D'une lyre au cœur chaste, aux transports innocens,

Qdi ne saura jamais, par des vœux mercenaires.

Flatter, à prix d'argent, des faveurs arbitraires,

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Mais qui rendra toujours , par amour et par choix , Un Doble et pur hommage aux appuis de tes lois ! De vœux pour les humains tousses chants retentissei.1 ;, La Vérité l'enflamme; et ses cordes frémissent, Quand Tair qui l'environne auprès d'elle a porto X-e doux ncHn des vertus et de la liberté.

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