‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historiqueChapitre 97 sur 99 · Cette ode n'a point vil le jour. ( Noté de f Éditeur · texte numérisé non relu

Cette ode n'a point vil le jour. ( Noté de f Éditeur

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que c^est naturel : ce n'est point Là le naturel des

ŒUlipes et du Philoctète.

Je vous parle du Jules-César, parce qu'il m'est fort présent. J'ai relu cette pièce atteativement à l'occasion de ma tragédie de Brutus et Casshis, que je fais aussi imprimer. J'y ai fait des corrections qui, je croîs, étaient nécessaires. J'ai trouvé moyen de supprimer le long monologue de Porcie au troisième acte. En6n j'ai retranché beaucoup de fautes; il en restera toujours assez. J'ai aussi changé quelque chose à l'épître dédicatoire qui vous est adressée : je pense qu'elle en vaudra mieux. Je m'étais exprimé sur Spartacus d'une manière trop dure : j'ai fort adouci mes expressions, sans rien changer à mon jugement.

Vous voyez que j'aime à vous rendre compte de mes travaux ; j'espère que vous en userez de même : vous savez combien je suis sensible aux marques de votre amitié, et combien vous devez compter sur la mienne. Un des grands plaisirs que je puisse avoir, est de recevoir de tems en tems de ces beaux .vers que vous savez faire. Adieu. Prenez bien soin de votre santé, qui est précieuse aux lettres et à tous ceux qui vous connaissent. Je ne vous écris point de nouvelles politiques : je présume qu'elles vous parviennent plus rapidement et. plus sûrement, car je vois fort peu de monde. Je vous embrasse en bon frère, en bon ami.

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