Agier, Commentaire sur TApocalypse, t. I, p
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sont aussi leur ouvrage. Mais le probabilisme qui tient un rang si distingué dans leur naorale, vient d'ailleurs ; il a pour auteurs, ce qui paraîtra bien extraordinaire, deux dominicains , Barthélemi Médina , qui le mit au jour en 1577, et Louis Lopez, qui le suivit en 1585. Les dominicains ne disconviennent pas de cette origine. Ils en ont seulement conclu qu'ils étaient plus obligés que les autres à combattre cette erreur, qui avait pris naissance chez eux, et c'est ce qu'ils ont fait^. L'opinion de la suffisance de la crainte sans amour pour être réconcilié avec Dieu, vient encore d'un autre dominicain, l'illustre Melchior Canus, qu'on n'aurait pas cru capable de tomber dans une erreur si grossière, mais qui s'y est jeté, comme ont fait divers théologiens à l'égard d'autres erreurs , en combattant les luthériens, qui méconnaissaient les avantages et la légitimité de la crainte ^. Les erreurs des jésuites sur la grâce ont été tirées pour le fond des pélagiens, et pour certains accessoires, tels que la nature pure et autres semblables, de controversistes imprudents, qui les ont inventées après l'apparition de Luther '.
« Luther, Calvin et les autres novateurs de ce temps-
4. Voyez Concina, Appar. ad theol. christ. Dogm. mor., t. XII, . 3, c. 1.
2. Voyez Queras, Éclaircissements sur le concile de Trente, part. I, c. n; le P. Morin, de Pœnit., i. 8, c. 4, n" 2; Witasse, de Pœnit., p. 305.