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4. Mémoire pour la FacuKé de théologie de Reims, appelant comme d'abus des ordonnances de M. l'archevêque de Reims, des 5 octobre 1716 et 20 mars 1717.
(t qu'ils n'ont point le droit de juger de la doctrine. On « consulte quelquefois ceux qui se distinguent par leur « érudition , mais ils n'ont voix délibérative dans les « conciles que quand les évéques veulent bien la leur « accorder. Les évéques seuls ont été destinés pour . « décider des matières de foi, et ils ne sont pas assu- « jettis au témoignage des prêtres. Les prélats d'Egypte « à qui des ecclésiastiques reprochaient dans le concile « de Chalcédoine des fautes dont ils étaient eux-mêmes « coupables, s'écrièrent: // n'appartient qu'aux éve% « ques et non au second ordre d'assister aux conciles. « Qu'on fasse sortir des personnes qui n'ont pas droit « d'être ici. »...
c( La Faculté de Reims ne doute point qu'il n'appartienne aux évéques seuls de juger et de décider en premier, comme ayant la plénitude et la perfection du sacerdoce. Non-seulement l'ordination leur est réservée, et peut-être la confirmation, dont ils sont seuls les ministres au moins ordinaires; mais ils président à tout; et ce n'est que par privilège ou par nécessité que les prêtres jugent sans les évéques.
« Mais n'en est-il pas des jugements comme de tout le reste, que les prêtres ne doivent pas faire sans l'évêque ou sans son ordre parce qu'il est leur chef, et que l'évêque ne doit pas faire sans les prêtres parce qu'ils sont ses membres, ses conseillers, ses coopérateurs et ses assesseurs? Et doit-on regarder comme une vérité
décidée ce qu'avance M. l'archevêque et ce qu'il croit avoir démontré, que les évêques sont de droit divin les seuls juges de la doctrine ?
II nous enseigne, après saint Augustin, que le pouvoir de discerner entre la lèpre et la lèpre marquait l'autorité de distinguer lu vraie doctrine d'avec les fausses opinions. Or, ce pouvoir mystérieux, l'Écriture ne le donne pas à Moïse seul, comme le fait M . l'archevêque, elle l'attribue à tous les prêtres* Nous y lisons que dans les (questions difficiles il faut s'adresser au Sanhédrin, et suivre le jugement des prêtres*. C'est aux 72 disciples que Jésus-Christ dit, que qai les écoule, V écoute lui-même, et que qui les méprise, le méprise personnellement. Ce ji'est pas aux apôtres seuls que le Sauveur a donné le pouvoir de lier et de délier, ce n'est pas à eux seuls qu'il a promis son assistance pour enseigner comme pour baptiser. Saint Paul reconnaît que les prêtres gouvernent l'Église, et que le ministère de la parole leur est confié 2. Saint Jérôme a entendu des prêtres ce que TApôtre dit des pasteurs que le Saint Esprit a établis évêques, c'està-dire inspecteurs et surveillants, pour gouverner l'Eglise de Dieu, et la suite du texte favorise cette explication...
« Dans les conciles, et surtout dans ceux de Rome,
h . Deutéron. xvii.