‹ Œuvres posthumes de Bordas-Demoulin; publeées, avec une introduction et des notesChapitre 77 sur 209 · La Vérité rendue sensible, nouv. édil. Part. III, p · texte numérisé non relu

La Vérité rendue sensible, nouv. édil. Part. III, p

m DÉFENSE DES POUVOIRS

siduité , le fruit et la sainteté, car tout cela est promis aux pasteurs , et il est clair qu'en réunissant tous ces avantages il peut arriver que des pasteurs du second ordre aient plus de part h la promesse et plus d'assistance de Jésus-Christ que des pasteurs du preuiier. Après tout, « si l'œil ne peut pas dire à la main qu'il n'a pas besoin de son secours *, » combien moins la tête le peut-elle dire à ceux qui sont ses yeux et sa langue? Tout prélat qui ne se flattera point d'être un autre saint Paul et qui n'osera point dire comme vous, Monseigneur, « qu'il a reçu immédiatement de Jésus- Christ la doctrine 2» qu'il annonce, sentira trop sa faiblesse pour vouloir que, dans le diocèse que le Saint- Esprit lui a confié, V Eglise enseignante soit réduite à sa personne. Il honorera dans ses frères la mission et les dons de Jésus-Christ, dont ils sont les vicaires, et il espérera que Jésus-Christ sera avec eux lorsqu'ils enseigneront.

« Il n'est pas nécessaire d'examiner si les apôtres étaient seuls, quand Notre -Seigneur leur dit : Allez^ instruisez les nations. Ils étaient certainement seuls, lorsque, après avoir consacré et distribué son corps et son sang, il leur dit : Faites ceci en mémoire de moi^ Bt néanmoins il est indubitable que cette parole s'adressait à tous les prêtres, à qui il donnait le pouvoir

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