‹ Œuvres posthumes de F. LamennaisChapitre 112 sur 165 · Le cardinal de LatiL · texte numérisé non relu

Le cardinal de LatiL

téos, auraient rendu réciproquement notre position dcsafîréablc. Ainsi tout est pour le mieux.

Vous ne me dites pas si votre projet est de retourner à

Oleggio. Je plains extrêmement le pauvre L ', et d'autant

plus (jue j'ai peu d'espoir que sa tête se raffermisse. Les bains n'y feront pas jirand'chose. Oserai-je le dire? son mal, c'est lui qu'il regarde trop, et ([u'il admire trop.

Le 9 juillet 1827.

Encore une fois mille et mille excuses, mon excellent ami, de tous les embarras f[uc mon indiscrétion vous a occasionnés. Je renonce entièrement à l'idée que j'avais eue ; je ferai de mon mieux pour trouver quehjue distraction dans les livres. La chose en question ne convenait nullement à M. de B , comme je l'ai mandé à son frère. Des études de médecine commencées exigent d'être suivies sans interruption. Et puis, le tête-à-tête à la campagne peut devenir extrêmement pesant, s'il vient à s'y mêler de la gêne, et s'il n'existe pas au moins une certaine conformité de caractère et de goûts assez difficile à rencontrer. Ainsi, veuillez discontinuer vos recherches, et, en agréant ma reconnaissance, l'augmenter encore en vous chargeant de remercier pour moi M^e la comtesse Ricciniet le bon abbé Baraldi. Ce que vous me dites de l'état de la jeunesse en Italie est bien affligeant. En France, au moins, il y a de la franchise, excepté depuis peu, et seulement parmi quelques aspirants aux emplois. L'hypocrisie est un vice anti- national. —Chère France! elle est encore, à tout prendre , ce qu'il y a de mieux dans cette Europe si corrompue. Sans doute elle renferme beaucoup de mal, mais le mal y est moins mauvais qu'ailleurs, et c'est beaucoup. Nous avons encore de la naïveté et quelque grandeur dans tout ce que le gouvernement n'a pas avili par la servilité et la passion de l'or.

Page 1