L'abbé de Lowenbruck
Les journaux, depuis la censure ', ne sont remplis que de choses insignifiantes. Je ne serais pas surpris que les ministres ne s'en félicitassent comme d'un succès. Leur aveuglement peut très-bien aller jusque là. Ce silence est pourtant ce qui annonce dans le présent le ressentiment le plus profond, et la plus terrible réaction dans l'avenir. On attendra six mois- pendant lesquels la baine s'accumule et s'aigrit. Il serait ditiicile de peindre tout ce qui fermente au fond des âmes. Chacun fait son article-Paris, et la parole, qu'on ne censure point, va bien au delà de toutes les limites où la presse, même libre, est, par mille raisons, contrainte de se renfermer. Je plains le roi, je plains l'État; mais cette douleur stérile ne sauvera ni l'un ni l'autre.
Je ne sais pas encore si le parti anti-catholique, qui se groupe
autour de Fr ^et du cardinal de L....'', parviendra à
renverser la Société des Bons Livres. Us trouvent une grande résistance dans l'opinion. Tant de rage indigne. Ils sont surtout acharnés contre Laur ^ Chi offende non perdona^.
L'abbé Perreau, l'abbé de Sal....', Cauchy et Laurentie ont offert leur démission au duc de Rivière ^; je doute qu'ill'accepte. Ne regrettez pas qu'on ne vous ait point envoyé la dernière brochure de Clausel ; c'est impossible à lire . Voici un mot curieux d'un Jésuite. Il disait donc que Vultr amont anisme était un cadavre dont la putréfaction faisait beaucoup de mal. D'autres parlent différemment, sans doute; mais, dans cet ordre où toutes les paroles sont dictées, il y a des paroles pour tout le monde. Je ne le connaissais pas il y a deux ans, et, — souffrez que je vous le dise, mon bon ami — , vous ne le connaissez pas encore. Je ne vois maintenant en France que