‹ Œuvres posthumes de F. LamennaisChapitre 117 sur 165 · L'abbé de Lowenbruck · texte numérisé non relu

L'abbé de Lowenbruck

2. La correspondance de Lamennais subit ici une lacune qu'explique la grave maladie à laquelle il ftiillit succomber, en juillet -août 1827. Nous pensons qu'on ne lira pas sans intérêt les lettres de l'abbé Gerbet qui en rendent compte à la famille de Senfft.

[,'abbé gerbet a m. le comte de senfft.

A la Chenaii-, 18 juillet 183"

Monsieur le comte,

M. Féli, depuis sa dernière lettre, en a reçu deux de Mme la comtesse de Senfft dont il la remercie beancoup , et auxquelles il répondrait en ce moment, si l'état de sa santé le lui permettait. Il sarde le lit, et sort d'un accès de fièvre qui a duré dixhuit heures. C'est dimanche dernier qu'il a commencé à en ressentir les atteintes. Il est beaucoup mieui maintenant, mais, comme par suite de cette crise il pourra être pendant plusieurs jours trop faible pour écrire, il m'a chargé de vous en prévenir, afin que son silence ne vous surprenne pas. Du reste, il désire aussi que vous sachiez que cette crise momentanée n'est pas de nature à donner des alarmes.

Il a reçu dernièrement une lettre de Mme la comtesse Riccini. Il vous prie d'avoir la bonté de lui écrire, pour lui faire savoir qu'étant malade en ce moment, il ne pourra lui répondre aussi tôt qu'il l'aurait désiré, et qu'elle ne devra pas non plus être étonnée de son silence pendant quelque temps. Il a reçu dernièrement la nouvelle brochure de l'abbé Clause], qui est la seconde contre la Société Catholique. Cette brochure est parvenue, sous le couvert du ministère des affaires ecclésiastiques, à M. le duc de Rivière, qui l'a renvoyée à M. Frayssinous , en lui écrivant qu'il ne pouvait croire qu'elle lui eut été adressée avec son autorisation, et que, pour le prévenir de cet abus de confiance, il lui renvoyait ce pamphlet sans l'avoir lu.

M. l'abbé Jean ne reviendra à la Chênaie que dans le mois de septembre; sa santé est bonne.

Permettez-moi, monsieur le comte, de terminer ce bulletin par l'expression de mon profond respect.

LE MÊME AU MÊME

La Chênaie, il juillet 1827.

Monsieur le comte,

Ma lettre de la semaine dernière vous annonçait la maladie de M. Féli, et au moment où je vous écrivais, son état n'était pas tel que je dusse vous alarmer : il ne le

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