A frapper, saus doute, eu lliouueur de Camiiiig
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ont hii'ii voulu pri'udi'o à ma nialadii", me touche aussi infiniment; c'est à vous que je le dois tout entier, et il ne m'en est que plus cher. \ euillez, je vous prie, être près de chacun l'interprète de mes sentiments. J'ai été frappé du passage do la lettre de M. votre fils; ce n'est pas là le style ni la pensée d'un homme de son âge. Je me réjouis de voir (jue, de plus d'une manière, vous vous survivrez. Et ce cher entant sur ({ui j'ai appelé d'un si grand cœur les bénédictions du ciel, ce sera encore vous, je l'espère. Je le bénis de nouveau, et l'embrasse tendrement.
Il y a Iougtemj)s que lapolili({ue n'avait été si muette. Les ministres ont fait comme ces maîtres d'école qui, pris en faute par leurs écoliers et ne sachant ([ue répondre, s'en tirent par un taisez-vous ! appuyé d'une bonne législation pénale, dernière raison du sot en pouvoir, et la meilleure. Malgré le mécontentement général (|ue le gouvernement inspire, il n'est pas haï d'une haine violente, mais il est profondément méprisé, ce qui est bien pis. On a fait voyager ces pauvres princes ', on a cru qu'en se montrant ils produiraient un grand effet, et peut-être sont-ils eux-mêmes charmés des résultats de leurs voyages. Ils ne savent pas que tout ce qu'ils ont vu n'était qu'un spectacle commandé. Chaque acteur a joué son rôle, et la pièce, en vérité, a paru passablement froide. Bien fou ([ui s'imagine qu'en France il reste encore de vieilles illusions dans la masse du peuple.
Il a tout juste pour la royauté les mêmes sentiments que pour M. le maire et M. le préfet. Jamais on ne vit d'amour plus tranquille. Peu importe aux rois, me dira-t-on. Je le sais bien : — mais aussi i)eu importe aux peuples, et, quand on en est là, on se sépare aisément. Or, qui gagne ou perd le
1. Le voyage de Charles X eut lieu du 3 au 20 septembre. Il visita successivement, dansées dix-sept jours, Soissons, Laon, Saint-Quentin, Cambrai, A'alenciennes, Douai, Lille; assistii, durant cinq jours, aux manœuvres du camp de Saint-Omer , et revint à Saiut-Cloud par Arras, Amiens, et Beauvais. Ce voyage avait éveille les craintes les plus vives. On y rattachait l'idée d'un coup d'État, qui aViolirait la Charte et rétablirait l'aucioi régime. Le manifeste serait daté du campj et l'armée se mettrait aussitôt en marche sur Paris. L'événement prouva que Chai-les X n'avait rien prémédité de semblable.
plus à celte séparation ? Les treize dernières années nous apprennent bien des choses là-dessus : il y a pourtant des gens à qui elles n'ont rien appris. Je ne prévois pas que j'aie sitôt le plaisir de vous revoir, monsieur le marquis; mais j'aurai toujours celui de vous aimer et de vous respecter comme un des hommes qui honorent le plus notre siècle.
Le 15 octobre 1827.
Quel voyage que celui que vous avez fait d'Oleggio à Turin! Hélas! c'est une image trop fidèle et trop vraie de notre voyage sur la terre. Heureux encore lorsqu'on arrive ! Je vous avoue que plus je vais, plus je me dégoûte de ce triste monde. Les peines de toute espèce se pressent autour de moi depuis deux mois, et j'en partage encore mieux les vôtres. Tâchons de ne voir en tout que la volonté de Dieu, qui nous éprouve pour notre bien ; c'est la seule consolation d'icibas: les autres sont du ciel.
Quand vous me parlez d'aller vous rejoindre, tout mon cœur tressaille de joie ; et puis, sa douleur augmente, car ce qu'il désirerait si vivement , la Providence le rend impossible.
On dit que ^L de \ illèle va se donner le mérite de révoquer la censure, établie seulement pour protéger le voyage du roi. On dit encore qu'il doit sacrifier M. de Peyronnet aux répugnances de la magistrature. Je ne crois aucune de ces deux nouvelles, et M. de Peyronnet, le plus élégant, le plus pimpant de nos ministres, n'est certainement pas un bouc que l'on conduise hors du camp et qu'on abandonne dans le désert, ccwiime cela se pratiquait sous l'ancienne loi, qui n'était pas une loi constitutionnelle. Le successeur des « chevaulégers' » est devenu plus luible que son devancier. Ainsi va le
1. Il est évident que cette dénomination singulière s'applique au prédécesseur de Mgr Lambruschiui, le nonce du Pape.
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monde. Le bien, s'il y en a, n'csl ([u'une défaillance continuelle.
il i)arail ([uc la cause de ces pauvres Grecs défaillit aussi, malgré la puissante protection des trois Hautes Puissances. 11 est vrai qu'elles ont à franchir une terrible barrière pour les délivrer : — une balle de coton et deux {)ièces de drap.
Je conjure la comtesse Louise de se bien ménager pendant la mauvaise saison qui commence. Et vous aussi, Madame, et vous aussi, cher comte; point d'abattement, point de ces tristesses ([ui usent sans fruit les ress<H'ts de la vie. Courage, le terme n'est pas éloigné. Marchons vers lui, et ne nous traînons pas.
Je vais me retrouver seul ici, et cela ne me contrarie point.
L'abbé G retourne à Paris où sa présence est nécessaire.
Chacun a sa tâche, sa vocation. Celle de mon frère est de courir les chemins, et de semer sur son passage un bien ((ui germe et croit à vue d'œil. Je ne le vois (pie de loin à loin , et très-peu d'instants. Encore la sainte volonté de Dieu !
Je vous dirai que l'italien m'est à présent à peu près aussi familier que le français. Peut-être me remettrai-je à l'allemand. Ces sortes d'études désennuient après le travail.
Adieu, adieu. Que sainte Thérèse, dont je vais réciter l'office, nous obtienne à tous une portion de l'esprit qui l'animait. Aut jKiti, (tut mori : c'est le mot le plus beau de l'amour céleste.