Nièce de M"* de Tremereuc
2. L'institution des Petits-Frères, due à l'abbé Jean de Lamennais, a pris, sous son énergique impulsion, des développements considérables. On porte à plus de cent mille le nombre des enfants Bretons de la classe pauvre, qui lui doivent les éléments indispensables de l'éducation populaire. Nous avons entendu dire qu'on a dirigé un certain nombre de Petits-Frères dans nos col unies pour y élever les enfants de race nègre.
Il lie pourra donc pn'-paivr \1""^ de Treniercuc à lu terrible iioiivclk' <iiiila nu'iiacc. iv pense que M"'' de Tremereuc aura écrit à l'abbé de Lestiueii. Prenez garde à la santé de cette chère amie; elle estealnie, mais elle souffre intérieurement. Tâchez de l'aire (jue son cœur s'épanche et que ses larmes coulent .
Hélas! encore une fois, que je voudrais être près de vous! Je ne suis rien, je ne peux rien, mais ma douleur mêlée à la vôtre l'adoucirait peut-être. Je vous désire, je vous regrette sans cesse. Ma vie était douce près de vous, parce que j'aimais et j'étais aimé; maintenant elle est triste, et plus triste encore depuis que je vous sais malheureuses. Ne voyons en tout cela ({ue la Providence ; elle a certainement ses desseins que nous connaîtrons un jour, et que dès à présent nous devons bénir. Je ne saurais douter que c'est elle qui m'a conduit ici et ([ui m'y retient. Ce que je fais, et (jue je n'aurais pu faire ailleurs, est d'une grande, d'une très-grande importance {)Our la Religion .Veillez à vos santés à toutes, et consolez-vous dans le Seigneur. Il vous envoie .M""^ Constance pour vous aider à porter cette épreuve nouvelle. Dites-lui mille choses tendres de ma part. Nos pauvres petites^ sont toujours pleines du souvenir de vos bontés. Leur attachement pour vous ne s'altérera pas plus que leur reconnaissance. Je ne les vois guère, car je ne vais guère, comme vous le savez, à Saint-.Malo. Écrivez-moi, j'ai besoin de recevoir de vos nouvelles. Un peu de repos sera bien nécessaire à la bonne M"^ de Villiers. \ oilù une petite lettre pour M"" de Tremereuc. Adieu ; aimez-moi toujours. Je suis tout à vous du fond de mon cœur.