‹ Œuvres posthumes de F. LamennaisChapitre 48 sur 165 · A m"'' de LUCINIBRB · texte numérisé non relu

A m"'' de LUCINIBRB

l'iorne, ce 13 juillet 1824.

Cette lettre, mon "xcellente amie, vous sera remise par M. Wiseman^, jeurif; ee(;l('siastif|iie anglais, et qu'à ce titre, je n'ai pas besoin de vous recommander, il ne passf.-ra que peu de temps à Paris, où il va voir sa mJîre. Je vous prif de le mettre en relation avec nos bons missionnaires, à fpii j'offre compliments cA amitiés bien sincères. J'ignore combien de temps encr)re je resterai dans ce pays-ci. On m'a fait le meilleur accueil, et Ton me presse d'y séjourner plus que je n'en avais le dessein; mais j'ai un grand désir de me retrouver dans notie chère France. J'ai vu deux fois le Saint-Père', qui m'a reçu avec, une extrême bonté. Cr^ce à iJieu, sa santé est maintenant assez bonne, et si l'hiver ne ramène pas les accidents qui ont<lonné pour lui de si vives inquiétudes, l'Église peut espérer de le conserver encore longtemps. Il faut prier pour sa santé, car c'est un bon et digne F\ipe, et un homme d'un grand mérite. Je ne vous dirai rien de f^ome; ce sera le sujet de nos conversations à mon retour. Nous avons une

i. ContinuatioTi de» récits ele voya(?eB, rernarquableH à bien de» titre», mais snrtfjut jiar le désenchauternent qu'ils exj»rirneiit. LarneriTiais voit beaucoup et ne sV-prcnd de rien, si ce n'est du jieuple italien, qu'il préfère, dit-il, au peuple anglais. Ce goût, cette préférence, il y est resté fidèle jusfju'au dernier jour.

2. Sans en avr.ir la complète certitude, nous tenon» pour trèj^probable qu'il s'agit ici de l'entreprenant cardinal qui s'est mis à la t»'te du mouvement catholique en Angleterre. Son roman intitiili- Ftihiola y a obtenu récemment un certain succès.

'.i, L<'on XII; 'l'i en 1H2.3. 11 devait régner cinq an» encore.

I>K l-AMi:\\AIS. MU

chaleur étouffante; aussi le jKiUpli; fait-il ici de l.i nuit lc jour et du jour la nuit. Je vous avertis que la cuisine italienne est détestable pour nous autres Français. J'ai envie de retrouver un bon bouillon, un bon Ixjuilli et un bon rôti. \oilà un propos \mu édiliant dans la capitale du inonde chrétien. Oh! que je reverrai avec plaisir le numéro bk de la rue des Postes! cela viendra, j'espère. En attendant, priez pour moi, connue je prie pour vous, pour ma bonne .Ninette, ma bonne An;j;t'lique, nui b(jnne \illiers, et pour nos cliers petits enfants que j'embrasse de t(»ut mon cœur. Mille amitiés bien tendres à M. Carissan : souvenirs à Jeanne, Jeannette, l'egfiv. Adieu, très-chères amies; aucunes distances ne séparent mon cœur de vous.

G',)-7lJ-71-72. — A M. LE BARON DE VITROLLES. Rome, 24j Ulet, 24 août. Paris, 17 octobre 1824. La Chênaie, 1 5 janvier 1823.

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