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Voypx les Commentaires de César.
Voyez Tacite sur les Mœurs des Germains,
Les Gaulois , ainsi que les peuples du nord, appelaient Vénus Siofnoe, et Cupidon Sifionne.Foyex l*Eda, L*arDie la plus dangereuse cbes les Celtes , n'était ni Tare f ni l'épée ; vaiàïs le couteau. Ils en armaient les Nains , qui triomphaient avec cette arme de l'épée des Géans. L'enchantement fiiit avec un couteau ne pouvait plus se rompre. L'amour gaulois devait donc être armé, non d'un arc et d'un carquois , mais d'un couteau. Les manches de couteau dont il s*agit ici sont des coquillages bivalves, et alougés en forme de manche de couteau , dont ils portent le nom. On en trouve aboodanmaent sur les grèves de la Normandie, où ils s'enfouissent dans le sable.
£t peut-être des procès si communs eo Normandie, puisque cette ptHnme fut , dans son origine , mi présent de la Discorde. On pourrait trouver nne cause moins éloignée de ces procès , dans le nombre prodigieui de petites juridictions dont cette profinoe est reai|itie, dans ses coutumes litigieuses et surtout dans l'éducation européenne, qui dit à chaque homme, dès renfiinoe: Sois le premier.
Il ne serait pas aisé de trouver les causes morales oo physiques de la beauté singulièrement remarquable do sexe dans le pays de Caux , sortoot parmi les filles de la campagne. Ce sont des yeux bleus , wie délicatesse de traits , une frafcheor de teint , et des tailles qni feraient honneur aux plus jolies femmes delà ooor. Je ne coooais qu'un autre canton dans tout le royaume, où les femmea du peuple soient aussi tielles : c'est à Avignon. La beanié y a cependant un autre caractère. Ce sont de grands yeux noirs et doux, des nez aqmlins, des télés d'Angélica Kaufhnann. En attendant que la philosophie moderne s'en occupe, on doit permettre à la mythologie des Gaulois de rendre raison de la beanié de leurs fiBes, par une foble que les Grecs n'auraient peut-être pas rejetée.
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Peut-être est-ce des noms de ces deux dieox cruels du nord que s'est formé le mot de torture.
C'est Montmartre, Mons MarUs. On saitqoe cette colline , dédiée à Mars , dont elle porte le nom , est formée d*un rocher de plâtre. D'antres , à la vérité, dérivent le nom de Montmartre de Mfms Marfyrmn. Ces deux étymologies peuvent fort bien se concilier. Sil y a eo autrefois beaocoop de martyrs sor cette mootagne, c'est quil est prateble qu'il y avait qnelqoe idole thmeose à faKioette oa lea sacrifiait.
Les portes étaient difficiles à faire pour des peuples sauvages qui necounaissaient point l'usage delà scie, sans laquelle il est fort malaisé de réduire un arbre en planches. Aussi, quand ils quittaient un pays, ceux qui avaient des portes Jes emportaient avec eux. Un héros de Norvtége, dont je ne me rappelle pas le n m, celui qui découvrit le Groenland, jeta les siennes à la mer pour connaître où les destins vouLiient le fixer, et il s'établit dans la partie du Groenland où elles abordèrent. Les portes et les seuils étaient et sont encore sacrés dans l'Orient.
La noix et Ui châtaigne croissent à une grande hauteur ; mais ces fhiits tombent quand ils sont mûrs, et ils ne se brisent pas dans leur chute, comme les fruits mous , qui d'ailleurs viennent sur des arbres faciles à escalader.
Les Gaulois maient , ainsi que tous les peuples souj vages , de bouillie oo de firomentée. Les Romains euxmêmes ont ignoré, pendant trois cents ans , l'usage du ; pain. Suivant Pline , hi bouillie ou fromentée leur ser- ! Tait de principale nourriture.
On prétend qne c'est l'ancienne église de Sainte- Geneviève , devée à Isis a?ant l'étabfissement du christianisme dans les Gaules.
L'anserina polentiUa se trouve fréqneomient sur les rifages de la Seine, aox environs de IMuis. Elle les rend quelquefois toot jaones è la fin de l'été , par la couleur de sa fieur. Cette fleur est en rose , de la hirgeur d'une pièce de 24 sons , sans tige âevéc. EUe tapisse la terre , aina qoe aoo feoillage , qd s'étend fort loin en forme de réseao. Les oies aiment beaucoop cette phinte. Ses feoiles , eo forme de pattes d'oie , qui sont collées contre la terre , pehnettent aux oiseaux aquatiques de s'y promener eonmie sur on tapis ; et la couleur jaune de ses flemrs Ibrme on contraste très-agréable avec l'aznr de la rivière et la verdore des ariires , mais surtout avec la oooleor marlirée des oies qo'on y aperçoit de fort loin.
Voyez la Volopsa des Islandais. Cette histoire de Balder a une ressemblance singulière avec œUe d'Achille plongé, par ThéUs sa mère, dans le Styx jusqu'au taloo , poor le rendre invulnérable, et tué ensoite ptr cette partie de son oorpa qni n'y ayait pas été plongés» d'un ooop de flèche qoe loi déoicba refléroioé FIrifc Ces deoz feUes des Grecs et des peuplai saoTagai 4a nord renfermeot on aeos moral bien irai; c'ait qoa taa forts œ doifeot jamais mépriser les feiMii.
Lea CarMtes étaiaat des liabilans do pays Charlriia ;
LA MORT DE SOCRATE
les Génomaiies , ceux dn Mans ; et les DiaMintes , ceui des enTiroDs. Les RedoDs, qui habitaient la ville de Rennes , aTaicnt les Guriosontes dans leur voisinage, et les peuples de Dariorigum étaient voisins des Vénitiens, qui habitaient Vannes en Bretagne. On prétend que les Vénitiens du golfe Adriatique, qui portent le même nom en latin, tirent leur origine d'eui. Voyez César, Strabon , et la géographie de Danville.
La plupart des fruits qui renferment une agrégation de semences, comme les grenades, les pommes, les poires, les oranges , et même les productions des graminées, telles que les épis de blé, les portent difisécs par des peaux molles , sous des capsules fragiles ; mais les fruits qui ne contiennent qu'une seule semence, ou rarement deux , comme la noix , la noisette , l'amande , la châtaigne , le cocotier, et tous les fruits à noyau, tels que la cerise , la prune , l'abricot , la pèche , la portent enveloppée de capsules fort dures, de bois, de pierre ou de cuir, tintes avec un art admirable. La nature a assuré la conservation des semences agrégées , en multipliant leurs cellules, et celles des semences solitaires , en fortifiant leurs enveloppes.
Il semble que le premier état des nations soit celui de barbarie. On est tenté de le croire par l'exemple des Grecs, avant Orphée ; des Arcadiens, sous Lycaon; des Gaulois , sous les Druides ; des Romains, avant Nama ; et de presque tous les Sauvages de l'Amérique.
Je suis persuadé que la barbarie est une maladie de l'enfonce des nations , et qu'elle est étrangère à la nature de l'homme. Elle n'est souvent qu'une réaction du mal que des peuples naissons éprouvent de la part de leurs ennemis. Ce mal leur inspire une vengeance d'autant plus vive , que la constitution de leur état est plus aisée à renverser. Ainsi les petites hordes sauvages du T*ïouveau-Monde mangent réciproquement leurs prisonniers de guerre , quoique les familles de la même peuplade vivent entre elles dans une parfaite union. C'est par une raison semblable que les animaux faibles sont beaucoup plus vindicatifs que les grands. L'abeille enfonce son aiguillon dans hi main qui s'approche de sa ruche ; mais l'éléphant voit passer près de lui la flèche du chasseur, sans se détourner de son chemin.
Quelquefois , fa barbarie s'introduit dans une société naissante , par les individus qui s'agrègent à elle. Telle fut , dans l'origine , celle dn peuple romain , Ibrmé en partie de brigands rassemblés par Romulus , et qui ne commencèrent à être civilisés que par Numa. D'antres fois, elle se communique comme une épidémie à un peuple déjà policé , par la simple fréquentation de ses voisins. Telle fut celle des Juifo , qui, malgré la sévérité de leurs lois, sacrifiaient des enfans aux idoles, à l'exemple des Cananéens. Le plus souvent , elle s'incorpore à la législation d'un peuple par la tyrannie d'un despote , oomme en Arcadie , sous Lycaon ; et encore plus dangereusement , par l'inthience d'un corps aristocratique
qui la perpétue pour l'iolérét de soo autorilé juaque dans les âges de drilisation. Tels sont de not jour» les féroces préjugés de religion inspirés aux Indiens si doux, par leurs brames ; et ceux de l'honneur aux Japonnais si polis, par leurs nobles.
Je le répète pour la consolation du genre tramun , le mal moral est étranger à l'homme ainsi que le mal physique. Ils ne naissent l'on et l'autre que des écurls de la loi naturelle. La nature a fait l'homme hoa. Si eHe l'avait lait méchant, elle, qui est si conséquente dans ses ouvrages , lui aurait donné des griffes , une gueule , du venin, quelque arme offensive, ainsi qu'die en a donné aux iH'les dont le caractère est d'être féroce. Elle ne l'a pas seulement armé d'armes défensives , comme le reste des animaux ; mais elle l'a créé le plus nu et le plus misérable de tous , sans doute pour l'obliger de reoonrir sans cesse à l'humanité de ses semblables , et d'en user envers eux. La nature ne fait pas plus des nations oitières d'honunes jaloux, envieux, médisans, désirant se surpasser les uas les autres , ambitieux , conquérans, cannibales , qu'elle n'en fait qui ont constamment bi lèpre, le |K)urpre, la fièvre, la petite-vérole. Si vous rencontrez même quelque individu qui ait ces maux physiques , attiibuex-los , h coup sûr, à quelque mauvais aliment dont il se nourrit , ou à un air putride qui se trouve dans son voisinage. Ainsi, quand vous trouvci de la barbarie dans une nation naissante, rapportei-la uniquement aux erreurs de sa politique on à Tinfluenoc de ses voisins, comme la méchanceté d'un enfknt aux vices de son éducation ou au mauvais exemple.
Le cours de la vie d'un peuple est semblable au cours de la vie d'un houmie , comme le port d'un arbre ressemble à celui de ses rameaux.
Je m'étais occupé dans mon texte du progrès moral des sociétés: la bartiarie, la civilisation et la corruption. J'avais jeté ici un coup d'œil non moins important sur leur progrès naturel : l'enfance, la jeunesse, l'âge viril et la vieillesse ; mais ces rapprochemens se sont étendus bien au-delà d'une simple note.
D'ailleurs, pour porter sa vue au-delà de son horiion, il faut grimper sur des montagnes trop souvent orageuses. Redescendons dans les paisibles vallées. Reposonsnous entre les croupes du mont Lycée , sur les rives de l'Achéloûs. Si le temp , les Muses et les lecteurs fiiTOrisent ces nouvelles Etudes , il sufQra à mes pinceaux et à mon ambition de peindre les prés, les bois et les bruyères de l'heureuse Arcadie.