DE LA
rem dans la partie ofipaiée. Selon lui , les diamè- Uies appareDs de ces deux astres sont de la même grandeur à peu près, celui du soleil ne surpassant odui de la lune cjtie de sa cent qnatre-vin^ième liartie; Gassendi et quelques autres astronomes croient même que celui de la lune est toujours plus grand ; enfin, dans plusieurs éclipses solaires centrales obsenées à Londres, et décriles dans les TrangaeitOMS philosophiques, on a tonjours remarqué un anneau lumineux , large de plus d'un duigt, qui entourait le limbe de la lune, et qui se réfractait sur son disque, de manière qu'à peine il raraiasait obscurci. Telle fut, entre antres, l'édipse totale du soleil du i" mars 4738, obsenée à Edimbourg par Mac-Laurin, célèbre professeur de mathématiques. Il dit que, durant l'apparence de Taraiean , la lumière du soleil fut toujours trèssensible ; et il ajoute que plusieurs personnes de bonne vne et de bonne foi , ce qui est plus rare , loi assur^mt que , vers le milieu de l'apparence annulaire , c'est-à-dire dans le plus fort de Fédipee , ils ne pouvaient discerner la lune sur le soldl. Ces effets expanstfs des rayons solaires ne pement s'attribner qu'à leur réfraction dans l'atmosphère de la lune.
Les autorités que je viens de dter sont grandes sansdonte; mais je pense qu'il ne faut admettre que celles de rexpérience et de la raison , lorsqu'il s'agit de la recherche de la vérité. Les anti-afmospliériques lunaires opposent , il est vrai, expériences à expériences ; mais les leurs paraissent fautives. Il est possible que l'atmosplière de la lune ue soit pas plus devée que ses montagnes, qui, comme nous Talions voir, sont d'une hauteur pi-odigiense. Dans cette In-pothèse, elle ne doit pas altérer la lumière des étoiles sur lesqudles elle passe, puisqu'elle ne déborde pas sa planète. Il est possible encore qu'après des jours d'un demiinois, elle se tnMn-e fort dilatée, et par consé(|uent |ieu réfrangible dans rhémisi>lière qui nous regarde.
Au défaut de preuves astronomiques, apportcms-en de pliysiques pour prouver son existence. C)n ne peut douter que la lune n'ait une atniosplière, depuis qa'Herschell y a obser\-é trois volcans, n est certain qu'il ne peut exister de feu apparent sans air, nidevolcaiLs sans eau, puisf pie c'est Feau qui leur fournit des alimens : or , l'eau seule contient beaucoup d'air, selon les chimistes ; et , de phis, il n'y a que lair environnant qui brûle dans un corps enflammé. II est étonnant que les pli}*sidens démontrent , d'une part , iiu'il n'y a point de feu sans air; et <|ue , d'une autre part , les astn>iHmies soutiennent qu'il n'y a