‹ uvres posthumesChapitre 41 sur 85 · FOUQUIER-TINVILLE · texte numérisé non relu

FOUQUIER-TINVILLE

Le sang est trop humide, et puis il est trop rouge;

Aux exécutions ia multitude bouge,

Il faut toujours tenir le glaive sans fourreau,

Toujours le couperet sous le doigt du bourreau...

A la longue l'acier le mieux trempé s'ébrèche;

Je voudrais établir la guillotine sèche,

Dans quelque île lointaine, au climat meurtrier ;

Où sous l'ardent soleil on mourra sans crier;

Là, nous transporterons, sans bruit, tous les coupables; Là, le désert muet et morne sous les sables, Sans que le peuple ému vienne l'intimider, Enfouira les morts et saura les garder ; Sinon c'est réchafaud qui se démoralise, Et ne vaut plus la peine alors qu'on l'utilise.

(A Barrère.)

Fais-moi boire 1

BARRÈRE

Du sang ?

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