SCÈNE XII COLLOT-D'HERBOIS, FOUCHÉ, TALLÏEN
collot-d'herdois.
Tu m'as fait cette nuit commettre une sottise ; J'ai parlé par ta faute avec trop de franchise.
FOUCHÉ
Vas-tu m'abandonner comme tu fis d'Hébert?
C0LX,0T-D'inSRB0I8.
Non ! mais je ne veux pas rester à découvert.
f56 ŒUVRES POSTHUMES DE GASTON CREMIEUX.
Aide-moi par Fouquier à sauver ma maîtresse, El je me sacrifie à ce qui t'intéresse.
gollot-d'iierbois.
Saint-Just par la victoire a sauvé ses amis
Et maintenant c'est nous qui sommes compromis 1
Que puis-je désormais auprès de Robespierre ?
FOUCHÉ, à part à Tallien.
Je me charge de voir Fouquier-Tinville ! espère.
COLLOT-d'hERBOIS, continuant.
Sa fortune l'emporte, il nous tiendra demain, S'il l'ose, tous courbés sous sa puissante main ; Demain de notre vie il deviendra le maître ; S'il veut, nous périssons.
FOUCHÉ
Osera-t-il ?
collot-d'herbois.
Peut-être !
FOUCHÉ
Ah 1 que tu juges mal la situation !
Un scrupule arrêtait la conjuraiion :
En frappant Robespierre on meurtrissait la France ;
Les vainqueurs de Fleurus ont de notre vengeance
Précipité le cours trop longtemps suspendu.
(Il les entraîne tous les deux à l'écart avec mystère
Le pays est sauvé, Robespierre est perdu !
collot-d'herbois.
Il a raisov . Eh bien, restons inséparables !
(Os se tendent la main.)
BARRAS, ÏTie, un Terre de Champagne è la main, soatenn par deux jeunei femme*.
Ma parole d'honneur. . . .
(n boit]
Elles sont adorables I