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LES MÊMES, COLLOT-D'HERBOIS

TALLIEN, à ColIot-d'Herbois.

La Droite est avec nous.

collot-d'herbois.

La Droite 1

TALLIEK.

Cest certain Regarde?

collot-d'herbois.

Obi

FOnCHÉ, hypocritement.

Tu le vois, on me serre la main.

(A Durand-Maillane.)

Avec CoUot d'Herbois, contracter alliance !

DURAND-MAILLANE, é paît.

Cet histrion qui fit voter la déchéance !

collot-d'herbois, i pnrt.

Ce calolin qui seul de son département Refusa de voter la mort du Roi !

FOUCHé, à CoUot.

Vraiment I Il s'en est repenti !

DURAND-MAILLANB.

Par qui la République Fut proposée !

fouchA.

Hélas 1

collot-d'herbois.

Cet ecclésiastique Qu'on retrouve toujours parmi nos ennemis.

FOUCRÉ, allant do l'on i l'antra.

Il s'agit de signer un simple compromis,

Messieurs, et pour si peu vos vertus s'effarouchent !

En Révolution les extrêmes se touchent,

On s'unit pour un vote, et quand on a voté

On se quitte, et chacun s'en va de son côté.

Quoi ! vous refuseriez la main qu'on vient vous tendre?

(Il leur prend la main è chacun. Ils se serrent la main en détournant les yeux, FOUCHÉ.

Allez ! Vous êtes faits tous deux pour vous entendre.

collot-d'herbois, à part.

Il m'a taché de fange !

DURAND-MAILLANE, à part.

Il m'a souillé de sang.

FOUCHÉ

Ah ! comme l'intérêt est un lien puissant !

(Durand-Maillane s'éloigne.)

collot-d'herbois.

Fouché ! ma conscience à la fin se révolte.

FOUCHÉ

Dans mon pays, on sème, ensuite l'on récolte : Tu voudrais recueillir sans semer, n'est-ce pas ?

collot-d'herbois.

Non ! n'allons pas plus loin, retournons sur nos pas.

FOUCHR.

Le sort en est jeté ! Tu gémis?

coixoT- d'uerbois.

Non 1 je pleure.

FOUCUÉ.

Les voilà, ces vaillants, quand vient la dernière heure. Le complot languissait ; ta voix l'accéléra.

collot-d'h£rbois.

J'ai honte et je me sens devenir scélérat;

J'ai pu sans nul remords, que dis-je, avec ivresse !

Sur des traîtres porter une main vengeresse,

Prompte comme la foudre, et les exterminer ;

Par le fer et le feu j'ai pu déraciner.

Dans cet ardent amour que la patrie enfante.

Les ronces qui gênaient sa course triomphante;

En me déshonorant, je servais mon pays ;

Maintenant une voix me dit : Tu le trahis !

FOUCHK.

La Droite est avec nous. 11 sufOt. Je te laisse. Puisses-tu revenir à temps de ta faiblesse!

(U (ocl BUUud-farenne* parait.)

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