COLLOT-D'HERBOIS, BILLAUD-VARENNES
collot-d'herbois.
Ah ! Billaud ! Quel tourment ! Robespierre mourra. Tous désirent sa mort. Nul ne le secourra.
BIIXAUD- VÂRENNES .
Tout le monde l'estime et personne ne l'aime; Il n'a pas d'ennemi plus cruel que lui-même. Où sont-ils les complots dont nous l'enveloppons ? Quels sont ces scélérats, ces traîtres, ces fripons Dont il croit voir planer sur lui la main farouche Quand le fiel de son cœur monte jusqu'à sa bouche? La France, l'entendant toujours récriminer, Dira que nous avons voulu l'assassiner.
11 est trop soupçonneux, il est trop irascible. A ses traits acérés servirons-nous de cible? Hier aux Jacobins, par ses emportements, Qu'il nous a fait passer de terribles moments ! Dans ce club, où j'obtins cent fois la présidence. Où ton nom et le mien commandaient le silence, Où quand nous paraissions la salle applaudissait Et jusqu'à la tribune aussitôt nous poussait. Notre voix s'est perdue au milieu du tumulte. Nous avons dû nous taire et dévorer l'insulte ; Il avait, lui, pendant deux heures, sans effort, Récité son discours, son testament de mort...
OÙ sont les Jacobins? criai-je de ma place... Et je me suis, comme un Romain, voilé la face. CoUot ! tu m'es témoin que je l'ai défendu ? Eh bien ! je l'abandonne !
collot-o'herbois.
Alors, il est perdu.
BILLAUD-VARENNES
J'ai toujours conservé mon sang-froid et j'espère Me contenir encor ! J'ai peur de ma colère.
(Saiut-Jast parait, lisant un rapport, Barrère la «ait et t'approcka