‹ Œuvres posthumesChapitre 42 sur 71 · TRISTIA · texte numérisé non relu

TRISTIA

Je n'avais pas connu l'Ennui, Pourtant jusqu'au jour d'aujourd'hui Je vivais et mourais de lui.

Ce depuis l'atroce journée

Où, pauvre âme au ciel ramenée,

J'ai méconnu ma destinée*

Ramenée au ciel, et comment?

Par le fait logique et charmant D'un grand miracle assurément,

Par la conversion soudaine D'un cœur voué tout à la haine En un d'une onction sereine.

Puis m'investit un désir fou

A la fois furieux et mou

Qui m'allait entraînant jusqu'où ?

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