CHAPITRE III
bie ; il le cherchç dans les ouvrages , ne ^e bor-* nant pas à l'admiration des chefs-d'œuvre, mais payant un tribut d'estime aux travaux utiles, n'oubliant ni les hommages dus à la vieillesse entourée des monumens littéraires qu'elle va léguer à la postérité, ni les encouragemens affectueux qu'a droit d'attendre la jeunesse, espoir et garant d'une gloire future. Est-il contraint de prononcer sur ses rivaux en quelque genre d'écrire? c'est alors qu'il redouble d'égards, rejetant loin de lui l'aperçu d'un sentiment jaloux , appréhendant jusqu'aux traces d'une partialité niême involontaire. S'élève-t-il aux généralités? il pose des principes et non des limites. D'autres que lui , resserrant l'espace en un' point, prescriront de suivre un modèle unique ; d'autres contesteront au ^énie l'indépendance qu'il tient de la nature, et qu'il ne se laisse point ravir. C'est donc bien à tort que l'on voudrait confondre ensemble deux choses directement opposées* La fausse critique nuit et veut nuire : elle est ennemie des talens , dont la vraie critique est auxiliaire. L'une est le métier de l'envie ; l'autre est la science du goût dirigé par ht justice.
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