‹ Œuvres posthumes, revues, corrigées et augmentées (volume 2)Chapitre 48 sur 170 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Art oratoire.

L'iLOQUEircE , chez les Français , précéda l'art oratoire ; car ces deux termes ne sont pas synonymes, comrae ont paru le croire quelques rhéteurs. Tous les tons de la haute éloquence se trouvaient dans les tragédies de Corneille , avant même que Balzac , dans ses discours , eût donné à la prose française du nombre et de la gravité. Pascal fut aussi très-éloquent , et de plus d'une manière, dans un immortel écrit polémique, où leis formes oratoires ne sont point admises. Lin* gendes, prélat du temps de Louis XIH , et célèbre alors par ses sermons et ses oraisons funèbres, aurait encore de la réputation, s'il eût employé à les perfectionner en français le temps qu'il perdit à les traduire en latin. Il avait entrevu l'éloquence de la chaire ; Mascaron s'en rapprocha ; Bossuet l'atteignit, efla porta, dans ses oraisons funèbres , à une hauteur inconnue avant et après lui. Fléchier, sans être son rival, montra

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