SCÈNE II
NATHAN, ZOÉ, BRIGITE.
zot.
O mon père, c'est vous que le ciel me renvoie! Après tant de chagrin j'aurai donc quelqtfcfe joie. Embrassez votre fille, et ne la quittez plus. Vos accens jusqu'à moi sont déjà parvenus. Votre voix cette nuit déjà s'est fait entendre.
NATHAN
La tienne me ranime : elle est sensible et tendre.
ZOÉ
Quels fleuves, quels déserts n'avez- vous pas franchis
Et les monts jusqu'à vous n'ont pas porté mes cris,
Les cris de votre fille aux feux abandonnée ,
Et loin de vos secours à mourir condamnée?
Un ange protecteur, aussi jeune que beau,
Et qui, dit-on, sur moi veilla dès mon berceau,
Vit des sommets du ciel votre fille expirante ;
Il entendit rugir la flamme dévorante;
D'un chevalier du Temple il prit le vêtement ;