SCÈNE III
ÉLÉNOR, MANDANE, ASTYAGE.
. Je ne m'attendais pas à vous trouver ici. Jouissez, Élénor, de ces pompeuses fêtes; Allez revoir un peuple épris de vos conquêtes; Triomphez aujourd'hui: demain, dès que le jour Au sein de nos remparts brillera de retour, Regagnez un rivage où déjà votre absence Peut de mes ennemis ranimer l'espérance; Gourez au sein des camps , chez les Scythes vaincus , Attendre, avec respect, mes ordres absolus.
Je m y rendrai, seigneur; j'y servirai l'empire; C'est le bien, le trésor, la grandeur où j'aspire. Oui, les Scythes bientôt reverront leur vainqueur; Je rejoindrai ces camps habités par l'honneur, Ces camps où vos soldats conservent ma mémoire , Où mon âme auprès d'eux n'a connu que la gloire. Une gloire nouvelle et digne d'Élénor S'unit à votre voix, et m'y rappelle encor: Je saurai l'obtenir; elle est brillante et pure. A vos ordres sacrés obéir sans murmure, Sera, dans tous les temps, mon devoir le plus doux, Quand vos ordres, seigneur, seront dignes de vous.
(Il sort.)