‹ Œuvres posthumes, revues, corrigées et augmentéesChapitre 35 sur 318 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MAJÏDANE, ASTYAGE.

ASTYAGE

Je ne m'aveugle point, ma fille, et votre père Craint d'avoir, en ce jour, un reproche à vous faire,

MANDANT

A moi, seigneur?

ASTYAGE

A vous. Pourquoi cet entretien?

Voulez-vous à Cyrus ménager un soutien?

Eh ! qui sait mieux que vous le sort qu'on lui prépare? Il est errant, proscrit; l'Univers nous sépare. Que puis-je en sa faveur? le nommer et pleurer. Hélas! contre mon fils dois-je aussi conspirer?

ASTYAGE

Non; mais au pied du trône,. et dans tout mon empire, Pour votre fils, Mandane, on s'émeut, on conspire; Renouvelant des cieux les antiques décrets , La tiare elle-même est dans ses intérêts. On ose, je le sais, outrageant ma vieillesse, Du sceptre que je tiens accuser la faiblesse; Et trop faible, en effet, soit bonté, soit mépris y J!ai d'un peuple volage encouragé les cris. Sur le nom de Cyrus tout le complot repose;

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