‹ Œuvres posthumes, revues, corrigées et augmentéesChapitre 4 sur 318 · A Paris, ches la veavc Perroneau, 181 8 ; i · texte numérisé non relu

A Paris, ches la veavc Perroneau, 181 8 ; i

NOTICE

que au discours de Rulhière sur les Disputes. Nous croyons qu'en effet Voltaire eût dit de ces vers de Chénier encore plus que de ceux de Rulhière : « Voilà des vers comme on en faisait « dans le bon temps. »

La Hollande affranchie du joug espagnol était le sujet d'un poème épique en dix livres, qui, entrepris en 1806 , n'aurait pu être achevé qu'en 1 8 1 5 , et qui demeurait interrompu toutes les fois que le poète , dont là santé s'affaiblissait de jour en jour, perdait l'espoir d'atteindre à ce terme. Il se promettait de finir au moins un poëme didactique , qui ne devait avoir que quatre chants , mais dont il n'a pu terminer que le premier. Il osait y traiter de la théorie générale des beaux arts , des principes qui leur sont communs à tous , des formes et des méthodes qui doivent demeurer propres à chacun d'eux. Il avait déjà publié un discours en vers sur les poëmes descriptifs ; et il se proposait d'examiner si la raison et le bon goût admettent un genre romantique.

C'est, comme on voit, un recueil très -riche et très -varié que celui des poésies diverses de Chénier : il s'en faut pourtant que nous indiquions ici tous les morceaux qui le composent , ni tous ceux qui resteraient à y joindre. Les amis des lettres et de la liberté y ont distingué l'élégie intitulée la Promenade, composée en i8o5 : peinture fidèle et touchante des sentimens politiques de l'auteur, de son patriotisme inaltérable, et de l'horreur que lui inspirait la tyrannie sous laquelle gémissait alors la France.

Ses écrits en prose peuvent se diviser en trois parties dont la première est comprise , sauf les morceaux que l'on n'a pu recouvrer, dans un volume publié en 18 18, sous le titre de Fragments de littérature *. On y retrouve un discours , imprimé en 1801 , sur les progrès des connaissances en Europe, et de l'enseignement public en France. Quoique ce discours ait

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