‹ Œuvres précédées d'une noticeChapitre 114 sur 117 · A DÉLIE · texte numérisé non relu

A DÉLIE

IMITATION DB TIBULLB.

Puissé-je, soulevant ma paupière mourante.

Toucher encor ta main de ma main défail^nte ! Je te verrai, Délie, en proie à tes douleurs, Te pencher vers mon lit gémissante et plaintive ;

Et tes baisers mêlés de pleurs Retiendront un moment mon âme fugitive.

L'innocente beauté, le co&w gros de soupirs, Après avoir suivi ma pompe funéraire, S'éloignera le soir pensive et solitaire; Et le jeune homme ardent suspendra ses plaisirs.

Mais toi, n'attriste pas ma cendre :

Épargne ces cheveux qui flottent sur ton sein:

Hélas! et sur ce front si tendre Du désespoir n'imprime point la main.

Le front caché dans les ténèbres,

La mort vient; les cyprès funèbres Vont remplacer les roses du printemps.

Aimons, aimons, tandis qu'il en est temps?

yrons-nous aux transports que le bel âge inspire :

On n'aime plus en cheveux blancs, t, si Ton aime encore, on n*ose plus le dire.

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