‹ Œuvres précédées d'une noticeChapitre 18 sur 117 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Alors mon cœur succombe au trouble qui l'oppresse j Je sens Taveu cruel s'échapper à moitié;

Et toi, tu crois à ma tendresse,

Qui n*est plus que de la pitié.

<}uand finira Terreur dont tu jouis encore,

Combien de larmes vont couler!

Je plaindrai tes douleurs, et, sans les consoler,

Je répéterai : « Pauvre Isore!... »

Périsse, périsse le jour Où la fière Délie usurpa ton empire 1 Périssent ses attraits et son fatal sourire 1

Périsse même son amour!

Qu'ai-je dit? Peut-être Délie Un jour d'Isore en pleurs vengera l'abandon :

Oublié comme je t'oublie , Je viendrai, douce Isore, implorer un pardon;

Mais en vain : le dieu qui console,

Le temps aura donné ton cœur

A quelque autre amant moins frivole,

Et plus digne de son bonheur.

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