LE DÉGUISEMENT
L'airain neuf fois a frappé Theure :
Loin d'une indiscrète demeure Échappons-nous seuls et sans bruit; Usant d'une innocente adresse.
Prends les voiles de la vieillesse Pour tromper Tceil qui nous poursuit :
Telle on voit une main fidèle Couvrir du chaume protecteur La timide et pâle fraîcheur De la tige aimable et nouvelle.
Défends à ces cheveux flottants De trahir nos métamorphoses, Et que l'hiver dise au printemps De cacher ses lis et ses roses.
Retiens le tendre empressement De ton pas qui se précipite, Et chemine aussi lentement Que ton ami quand il te quitte.
Sachons un moment contenir Ce feu d*amour qui nous dévore :
Un moment, un moment encore, Et Timposture va finir.
Les baisers de la jeune Aurore Ont vieilli Tamant qu'elle adore, Et les miens vont te rajeunir.
yGoogk