‹ Œuvres précédées d'une noticeChapitre 5 sur 117 · LA CHUTE DES FEUILLES · texte numérisé non relu

LA CHUTE DES FEUILLES

De la dépouille de nos bois

L'automne avait jonché la terre ;

Le Docaee était sans mystère, ^ Le rossignol était sans voix. .

Triste, et mourant à son aurore,

Un jeune malade , à pas lents, -^ iParcourart une fois encore

Le bois cher à ses premiers ans :

• « MilleVoye, dit M. Sainte-Beuve dans l'excellent travail que nous avons reproduit en tète de ce volume, a corrigé cette pièce, on ne sait pourquoi, à diverses reprises, et en a donné jusqu'à deux ou trois va< riantes consécutives. Je me hâte de dire que la seule version que j'admette et que j'admire, c'est la première, celle qui a obtenu le prix aux Jeux floraux. » Nous adoptons tout à fait cette opinion , et la version préférée par M. Sainte-Beuve est celle que nous donnons ici. (F. L.)

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« Bois qucLJ*aimctî adieu... je succombe.

Ton Ae'uiiWavértit 3è mon sort; Et dans chaque feuille qui tombe ^e vois un présage de mort.

Fatal oracle d'Épidaur©, Tu m'as dit : a Les feuilles des bois «r A tes yeux jauniront encore ; <c Mais c'est pour la dernière fois, a L'éternel cyprès se balance ; a Déjà sur ta tête en silence ,..J^^-^ririncline ses longs rameaux :

a Ta jeunesse sera flétrie « Avant rherbe de la prairie, « Avant le pampre des coteaux. »

ETje meurs I De leur froide haleinj M'ont touché les sombres autans ; Et j'ai vu, comme une ombre vaino, S'évanouir mon beau printemps.

Tombe, tombe, feuille éphémère!

Couvre, hélas I ce triste chemin; Cache au désespoir de ma mère La place où je serai demain, lîâis si mon amante voilée \u détour de la sombre allée venait pleurer quand le jour fuit, Éveille par un léger bruit Mon ombre un instant consolée. »

Ildit, s'éloigne et, sans retour...

La dernière feuille qui tombe

A signalé son dernier jour.

Sous le chônc on creusa sa tombe...

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