‹ Œuvres, publ. par les soins des ses élèves (volume 2)Chapitre 74 sur 133 · Dcacriptton dc« phénomènes et théorie élémentoire · texte numérisé non relu

Dcacriptton dc« phénomènes et théorie élémentoire

— Après avoir étudié les phénomènes produits par un écran opaque indéfini d*un côté et terminé de Tautre par un bord rectiligne, nous allons aborder la théorie des phénomènes qui résultent de Tinterposilion sur le trajet de la lumière d'un écran opaque très-étroit, terminé par deux bords rectilignes et parallèles. Nous supposerons que la direction moyenne des rayons qui tombent sur l'écran diffringent soit perpendiculaire au plan de cet écran, c'est-à-dire que le pied de la perpendiculaire abaissée du point lumineux sur l'écran soit i égale distance des deux bords; l'écran étant très-étroit, sa surface se confondra alors sensiblement avec celle de l'onde qui lui est tangente.

Dans ces cotiditions, on observe sur un écran placé à une di^tance peu considérable du corps diffringent trois systèmes de franges dont l'un est situé dans l'intérieur de l'ombre géométrique du corps

DIFFRACTION. 36t

opaque et les deux autres de part et d'autre de cette ombre. Les franges intérieures à l'ombre présentent tous les caractères des franges d'interférence; la frange centrale, celle qui occupe le milieu de l'ombre, est toujours brillante et blanche; les autres sont alternativement brillantes et obscures dans la lumière homogène, et colorées dans la lumière blanche; les franges obscures voisines du milieu de l'ombre sont complètement noires. Les franges extérieures à l'ombre ressemblent ^u contraire à celles qu'on obtient avec un écran indéfini d'un côté et terminé de l'autre par un bord rectiligne; elles présentent encore des maxima et des minima d'intensité, mais la différence entre un maximum et un minimum consécutifs décroit rapidement à mesure qu'on s'éloigne de la limite de l'ombre géométrique, âe sorte qu'aune petite distance de cette limite l'éclairement devient sensiblement uniforme. L'expérience montre d'ailleurs que les franges sont d'autant plus larges que le corps opaque est plus étroit et qu'on les observe à une plus grande distance de ce corps.

Fijf. 7'i.

A une grande distance du corps diffringent, les franges changent d'aspect et les trois systèmes finissent par se confondre en un seul. La théorie élémentaire de ces phénomènes est fort simple. Il suffit, d'après ce que nous avons vu précédemment, de chercher ce qui se passe dans un plan meaé par le point lumineux S (fig. 78) perpen-

362 LUxMIÊRE NON POLARISÉE.

diculairement aux bords de l'écran. Soit AB la section de l'écran par ce plan: abaissons du point S une perpendiculaire SC sur AB, cl posons

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