MONNAIE DE CYRÈNE
de Cyrène. Sur une médaille de bronze, conservée au musée de Turin, le buste de Diane est accompagné de Tépithète AAMÛKTPANA, présentant au féminin le même sens. MM. Lindherg et Millier ont cru devoir diviser cette dernière inscription en deux parties et y lisaient le nom d'un magistraty Démonax, suivi de l'ethnique abrégé de Cyrène (1). Mais la monnaie de Turin n'offre pas dans sa légende la moindre solution de continuité. Quoique j'aie vu cette pièce, je n'ai pas voulu ni*en rapporter à mes souvenirs, et j'ai demandé à M. Ariodante Fabretti, conservateiu» du médaillîer de Turin,
nne empreinte que cet érudit éminent s'est empressé de m'envoyer ; en sorte que je n'ai point de doute sur l'état de la légende où Ton ne lit qu'un seul mot. AAMÛKTPANA est Téquivalent féminin de AAMÛKTPAS. Ce sont des épithètes sacrées et politiques attribuées aux dieux protecteurs de la nation.
Le nom de Démonax se lit en toutes lettres sur un beau stalère d'or de Cyrène, et l'on pouvait en chercher l'abréviation sur la monnaie de bronze du musée de Turin, qui n'a qu'une légende. Mais le didrachme de M. Bompois porte au droit le nom du magistrat Poliantheus, comme le précieux statère A' or du musée de Vienne (2) et le didrachme du cabinet de Saint-Pétersbourg (3). La légende du revers doit donc offrir autre chose qu'un nom d'homme.
[\) NumUmatique de Vancimne Afrique, t. 1, 1860, p. 55, n*» 236 et p. 73.
(2) /6irf., t. 1, p. 49, no 191.
(3) Ihid,, 1 1, p. 45, n« 142.