OPVS DOL.EX PR LVCILL VER SEVERO ET SAB COS
se rapporte au consulat de G. Julius Severus et de M. Junius Sabinianus.
Mais, quatorze ans plus tard, M. 0. Kellcrmann ayant trouvé l'estampille suivante (4) :
Expr, Domitiœ LVCILLAE OPVS DOL DIO ny^îVS SER SILVAN ET Aug.cos
datant du consulat de M. Ceionius Sylvanus et de G. Serius Augurinus, réminent antiquaire de San-Marino écrivit à son élève que cette inscription le conduisait à allonger d'une an- Ci) Jul. Capit. M. Anton, phil., VI.
(2) Doni, Inscr, antiq., cl. VII, n» 203. —Murât, Nov. Thés., XXIH, \2,
(3) Fr, Arval., p. 331 b, 349, 486 6, 667.
(4) Bullet InsL arch., 1833, p. 120.
44 DOMlTiA LUCILLA,
née la durée assignée par lui à l'existence de Domitia Lucilla. Nous ne pouvons prévoir ce que les découvertes archéolo* giques nous réservent; mais on comprend que si, en 161, lorsque la mort d'Antonin laissa Tempire à son fils adoptif, D. Lucilla eût élé vivante, le sénat eût fait placer son effigie sur la monnaie de Rome, et qu'au lieu de quelques rares exemples d'une médaille fabriquée dans une ville de l'Asie Mineure (1), nous aurions pour nous conserver le portrait de la mère de Marc-Aurèle une série de pièces de tous métaux comparable à celles des deux Faustine.
Une grande partie des monnaies de ces impératrices a été frappée après leur apothéose, et Domitia Lucilla, qui n'avait pas été Auguste, ne fut pas mise au rang des dieux.
Nous devons cette dernière remarque à la sagacité de Visconti, qui Ta consignée dans son commentaire des inscriptions triopéennes (2). Le poète Marcellus, tandis qu'il donne à Faustina senior le titre de déesse céleste, se borne à placer la mère du César Marc-Aurèle à la tète des premières demidéesses ou héroïnes, en compagnie de Sémélé et d'Alcmène, mères de Bacchus et d'Hercule.