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UN MONUMENT DE L'ASTRONOMIE GRECQUE

drachme, disposition qui n'impliquait pas, de la part des Cbaldécns, une méthode, mais simpJement une énuméralion des corps constatés par l'observation purement empirique. On doit reconnaître encore que les astronomes d'Uranopolis, ville peu éloig^iée de Stagire, conservaient la donnée d'Âristote quant au nombre des planètes.

Le globe sur lequel la muse Uranie est assise, est vu par un de ses pôles, ce qui permet d'apercevoir le point d'intersection de quatre colures, divisant la surface de la sphère en huit fuseaux : ceci donne au globe un aspect plus scientifique que ne le font les semis irréguliers d'étoiles, ou la zone chargée de signes du zodiaques caractérisant les sphères célestes, dessinés sous les règnes d'Adrien, d'Antonin, de Commode (1 ). Il serait, sans doute, téméraire d'affirmer que la portion du ciel déterminée par deux colures, que ce fuseau, ait donné naissance à Tauréole elliptique dans laquelle apparaissent le SAECVLVM AVREVM et les Saisons sur des monnaies romaines émises au temps d'Adrien et de Commode (2) ; l'auréole elliptique se rencontre déjà entourant l'image du roi des Perses, f^Tavée sur des cylindres de pierres dures, à l'époque des Achéménides (3). Mais, plus tard, nous voyons dans les compositions des artistes chrétiens une auréole ovale, ou, pour . {larler plus exactement, formée de deux arcs de cercle, et connue, chez les archéologues, sous le nom de vesica piscis;

Vrésentë : Eckhel, Num vei, anecd.^ pi. V, n^ 18; epul ou accompagné du croissant lunaire : Mionnet, Descr, des méd,, supplém. (1824), t. III, pi. IX, 11* 3. — Une pierre gravée très suspecte publiée par M. C W. King, Ant, gems nnd rings, pi. XXXVIII, n» 5, et représentant un astronome prenant des mesutvA sur une spbère, donne au soleil des rayons flamboyants et contournés dans le goût de la Renaissance.

(1) Oiselius, Thés, sel. num, (1677), pi. XLV, n« 8; Fr. Bianchini, De Kalend. *'( cycio CMsaris (1703), pi. I, n<»* 26 et 38, et la planche représentant le basreliefde la colonne Ântonine découvert en 1703; Uerb. Grueber, Rom, medalii'jns in the Brit, Mus,^ pi. XXXII, n* 1 ; H. Cohen, Descr, hist, des numn, imp,, ^' U1, pi. II, n» 423. L'auteur se trompe lorsqu'il prend pour un globe terrestre la sphère étoiiée, de môme que, t. II, p. 331, n» 404, il décrit À tort l'Atlas portant le monde. Cf. Mionnét, Atlas de géogr, num., fronlisp.

{2) Bianchini, De Kalend.^ tab. II, no 23; Ger.-Jac. Kolb, Traité de num, annmne, t. I, pi. V, n» 4: M. Grueber, Rom, med,, pi. XXX, n» 2.

>'i) Layard, Discov. in the ruins of Nineveh and Babylonf 1853, p. 607.

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