‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 251 sur 280 · nastasius archiepiscopus Sennensis (ms. do Rome · texte numérisé non relu

nastasius archiepiscopus Sennensis (ms. do Rome

978. — Anaslasius archiprœsul Senownuis (ms. de Sens). 996. — ... nardus cornes cuit... Senn, (ms. de Rome). 996. — Baynardus cornes SenonU (ms. de Sens).

1015. — Facta est tradicio Senonice urbis... 1032. — Obiit archiepiscopus Senonum Teolericus. 1055. — ... infra urhem iSrnoniWiw...

On voit qu'en 868 (si toutefois la chronique de sainte Colombe pouvait prouver quelque chose), on écrivait Senones deux fois dans le mémo paragraphe, et une fois Senis qui par conséquent ne peut être qu'une abréviation. Je m'étonne de co que M. Salmon n'a pas cité l'acte d'excommunication de Raynard, comte do Sens, et de deux chanoines de la même ville, dans lequel on trouve : Sancius Sennensis ecclesix locum inf/redi (1), au moins dans le texte imprimé. Je lui indiquerai encore une médaille de la collection de H. Rousseau, frappée au nom du comte Raynard, au revers de laquelle on lit TEN.NS CILVI ; ici 1*0 est réduit à l'état depoitii^ et au besoin on pourrait le considérer comme non avenu. Mais tout cela ne nous

(I) Baluzo, Capihdaria reg. franc,, I. lî, p. 672.

33n 0RS^:R^■ATl0^s mmismatiquks.

tire pas de la difficulté que fait naître l'altribulion déjà pl> sieurs fois proposée et que reproduit M. Salmon. En elTel. connaît des deniers:

De Pépin, avec la légende SENOIS.

De Louis le Débonnairi' SENONES.

De Charles le Chauve SENONES CIVrTAS.

De Charles le Gros SENONES CIVITAS.

DEudes SENONES CIVITAS.

De Raoul SENONIS CIVITAS. !

De Henri I" SENONIS CIVITAS. i

Du comte Raynarri SENONES CIVITAS.

De Philippe I" SENONIS CIVITAS.

Il faut surtout examiner le style des deniers portant ka'y nogramme de Charles le Chauve avec la légende GEUTIA B- REX, et au revers SENONES CIVITAS, pour bien comprenlr comment il n'est pas possible d'attribuer à Sens ceos qui prisentent la légende SENNES. Sans doute la forme desnomsit lieux a changé progressivement, en passant du latin au fritiçais ; sans doute encore il y a des monnaies barbares dnnl \-légendes sont altérées comme par exemple, le denierdAvillon sur lequel on lit AVVIONS pour AVALONS ((). mais"! n'a jamais fait imaginer qu'à la mémo époque un nom aU^ deux formes régulières.

Or la fabrique des deniers à la légende SENNES ne pem ' pas de les considérer comme des pièces barbares; on ne pfui voir dans l'omission de l'O la conséquence du manque dp p!""pas plus que l'elîet d'une distraction du graveur, puisquotn des deniers à deux types différents; donc ces deniers n'onl piété frappés à Sens.

Je termine en avertissant les numismalistes que les ioM' naics sur lesquelles on avait cm lire le nom de Reims, fiHr MIS CIVITAS, au revers de celui de Troyea, portent en réïlii'' la légende MELDIS CIVITAS. J'ai vu la pièce originak puW'f par M. de San Quinlino. ,

(1) NoIicPdes mona.franr. il' M. limineau, p, 16i.

OBSKRVATIONS MMrSMATIQllES. 331

Jo (lois <lire encore, pendant qu'il ont ici question (to<i monnaira de la Champagne, que le denier de Troyes décrit par M. Pooy d'Avant cl M. FÎIUm (1) ne porte pas la légende TRE- CAS CIVI TERO, mais bien TRECAS CIVI TEBO. C'est le nom du comte doChampagncThibaut r'{1ft47-t089) placé à la Tin de l'iiiscriplion circulaire, comme le nom d'Eudes, duc de France, se trouve sur le denier d'Orléans, après la formule royale: GRATIA D-l REX ODO, autour d'un monogramme de Charles. J'ai déjà dit qu'il n'y avait pas de relations entre te nom d'Eudes et cette formule : Gratia dei rex (2). Le denier do Troyes est cocon; une preuve du Hystëme d'infcrcalation que j'ai proposé d'admettre.

(I] Detrript. des monn. fi-anç. eampûi. la rollecl. de M. Pueij ttArant, IS53, iii-l", p. 325, n° 1505. Catal. dfs inoitn. srign, franc, de la eolleel. de M. Poey d'Aranl, Liiron, 1S5J, iD-H°, p. 130. n' 1190.

(!) Nodcr det iinnn. franc. cnmpiK. la eollerl, de M. J. Rmmienu. p. 259, 11" 60S.

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