QUELQUES DENIERS
PÉPIN. — Argestoratum. Slrasbourg".
R. P. en monogramme. Revers. ARGRAT. Cl V. autour d'oik petite croix (pi. V, n* 1). Cette pièce a été publiée par Mader ; I . mais avec la fausse leçon CIVARORAT.
De là, la lecture Civiias Arrai, , et rattribution du denier d. Pépin à Arras, quoique sur les monnaies d*£udes, de Charles le Simple et de Lothaire on lise encore ATREBAS.
M. Alexandre Hermand, le savant historien des monnaies dt TArtois, loin d'accepter sans contrôle une attribution qui tendait à grossir la numismatique de son pays, a le premier combattu l'opinion de ses devanciers. « Je suis loin, dit-il en terminant, d'être positivement convaincu que le denier de Pépin ait été fabriqué à Arras (2). » M. Hermand avait parfaitemeni raison d'exprimer cette défiance. J'ai pu examiner le denier original dans la collection de M. Gouaux, et reconnaître que la troisième lettre de la légende est un G et non un O. Dès lor?, cette légende ne présente plus de difficultés. Eginhard dit : Argentoratum urbem quœ nunc Strasburg appellatur.., \i\. pou Grégoire de Tours s'était exprimé à près dans les mème> termes : Argenioraiensem urbem quam nunc Strateburgum vocant[it). La double dénomination se trouve bien représentée sur les deniers de Charlemagne qui ofi'rent les inscriptions Cl VI ARGE el STRTBVRG. Déjà sur la monnaie mérovingienne on trouve Stradiburg, Mais le chef de la seconde race se montre plus classique que ses prédécesseurs.
CARLOMAN. — Lugdunlm. Lyon.
CARLEMAN en monogramme. Mevers LVG; au-dessus, unibarre (pi. V, n*» 2).
(1) Kritische Beitrxge zur Mûnzkunde des Mitlelalters, t. IV, p. 5.
(2) Hist. monét. de la province d'Artois. Saint-Omer, 1843, ia-S»» p. 58.
(3) Hist, transi, beat, Marcell, et Pétri, 14, apud BolL, Act. Sa/icf., I Juo,. col. 181 sqq.
(4) Lib. X, cap. 19.