OBSERVATION SUR UNE LETTRE DE M. DE CRAZA
duit chez nous au xvi" siècle, et peut-êire par la cour béarnais Ce serait une forme légèrement altérée du mot firmeza (pniirméça). Cela n'a rien de plus étonnant que le Signeur qui ^ rencontre deux fois dans les quatrains de Renée de Brie.
En béarnais, le rébus ne serait pas compréhensible, parr que le nom de la lettre S est èsso^ que la troisième persocc (siog.) du présent de l'indicatif du verbe être est ey, et qn^. participe du verbe femiar^ si ce verbe existait, ne serait ps» fermo^ mais fermât au masculin, et fermado au féminin. E; sorte qu'on aurait d'une part FERMO-EY, et de Tautre FER MADO-ESSO. Mais encore faudrait-il admettre l'existence \k verbe fermar^ gallicisme inconnu aux Béarnais comme au: Espagnols. ESSO-BARRADO serait la véritable forme; etqiie deviendrait alors le jeu de mots que M. le baron de Crazanotadmet tout comme nous?
A propos de ce jeu de mots, on nous permettra de citer k une pièce d'un célèbre poète catalan du xvi* siècle. Père Seralî Elle est intitulée Cansù de fcrmeza^ et chacune des stropb»qui la composent se termine par un vers où l'auteur ramèo' les mots fer mes (faire plus) :
Faréume grandissim tort No tenint per cosa cerla Que per vos sô casi mort, Y la vida m' es încerta : No se perque tal negàu Puix no vuU altres mercés, Sînô sols que conegau Que os am' sens poder fer mes.
C'est, comme on voit, toujours le même goût pour les raj»prochements des sons plus ou moins exacts.
Etienne Tabourot, et LoysPapon (mort en 1S99) étaient de< contemporains de Henri IV; nous pouvons, je crois, nous en tenir à leur interprétation.