‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 265 sur 280 · OBSERVATION SUR UNE LETTRE DE M. DE CRAZANNES · texte numérisé non relu

OBSERVATION SUR UNE LETTRE DE M. DE CRAZANNES

Tes liens en vertus les fidolles asseurent : Maii» ainçi que ta forme est d*un arc rois en deux, Le dezir inconstant froisse et brise tes neudz, Ce pendant que les mains ta fermessf* figurent.

Ici, rs barré est formé de deux fragments d arc traversés par une flèche, et entourés de flammes comme le chiiTre de Catherine de Bourbon, représenté sur un jeton qui a été publié, Tannée dernière, dans cette Revue (pi. VIII, n° 6). L'arc et la flèche représentent la fermesse damow% comme le serpent de Catherine indiquait la /i?;7ne.s5erfe/?rwrfc/ïce. L'expression cAi/frc irhonneur fait allusion à l'origine illustre de cet emblème qui avait été mis en vogue par Jeanne d'Albret et Henri lY. Los mots commune en récriture se rattachent à Tusage de tracer dos S barrés en tète des lettres et autour de la signature. Cet usage avait, à l'exemple du Roi, été adopté par des personnes privées et par des étrangers. Nous pouvons citer encore la reliure toute parsemée de chitTres et d'S barrés qui recouvre un manuscrit de la bibliothèque particulière du roi de Sardaigne.

Sur la garde d'un livre d'heures manuscrit du x\'« siècle que je possède, on lit, en belle écriture du temps dllenri IV, trois quatrains qui sont suivis chacun d'un M majuscule entouré d'S bairés. Je citerai le premier.

Le Signeur qui nous abrie Pour nous garder du soleil.

Regarde de son bon oeil Et soustient Rentre de Brie.

La lettre M ainsi trois fois répétée parait être Tinitiale du nom de la Vierge Marie, et il serait bien extraordinaire qu'une femme comme Renée de Brie dont les quatrains respirent une piété profonde, eut mMé le chiffre de la Sainte-Vierge à (les rébus galants. Donc, l'S barre n'a pas de relation avec iiabrielle d*Estrées.

Le mot fermesse (pour constance), dont Tauthenticité est encore établie par le texte de Loys Papon, écrivain élégant et poète très docte, est bien certainement un espagnolisme intro-

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