‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 35 sur 280 · MONNAIE D'CIESYMÉ- DE THRACE · texte numérisé non relu

MONNAIE D'CIESYMÉ- DE THRACE

type qui est figuré sur les grandes monnaies d argent de Thasos. La légende, quoique un peu effacée, laisse voir clairement les caractères ZTM ; avec un peu d'attention on lit même ...ZYMAION, et il reste au commencement la place de deux teltrès. M. Heuzey pense, avec raison, qu'il faut lire OISTMAIflN, nom qui ne figure pas encore dans nos catalogues numismatiques. Œsymé, appelée par Homère Jîsymé, était une des plus anciennes colonies des Thasiens sur le continent : il est naturel qu'elle ait placé sur ses monnaies un des types de sa métropole. Athénée, à propos du vin appelé biblinos^ cite un certain Arménidas qui prétend que Biblia était un territoire de laThrace appelé aussi Œsymé et Tisaré. Or Tisaré, d'après Etienne de Byzance, n'est autre chose qu'Antisara, l'ancienne échelle de Daton, voisine de Néapolis. D'un autre côté, le scoliaste de Ptolémée prétend qu'Œsymé répond à la vjUc byzantine Anactoropolis que Gantacuzène donne comme une place maritime, voisine de Christopolis et de Thasos, en l'identifiant avec Eïon. Si Anactoropolis, conformément à l'opinion deTafel, ne. fait qu'un avec Aloctryopolis et Elefthérioupolis, ({ui figurent dans deux listes différentes des évèchés de la métropole de Philippes, et si ces formes diverses en apparence, ajoute M. Heuzey, ne sont que des corruptions successives d'un même nom, on ne doit pas hésiter à placer l'antique Œsymé dans la baie de Lefthéro, près du château byzantin d'Eski-Kavâla. Antisara devait être située dans les mêmes parages, mais plus près de Xéapolis.

ROMULIS, FILS DE MAXENCË

( ExIrdLit du luuie XI (uouvelle série) tic la Revue niim^matique,

1866, pp. 221-223.)

Noire savant confrère de Hemel Henipslead, M. John Evaus, vionl de signaler dans le Numismatic Chronicle (1866, n» 22) au sujet des monnaies de Romulus, fils do Maxence, une inscription antique qui se rapporte en effet directement à la légende si souvent discutée. (V. Rev. num., 1860, p. 31 et 36. — P. 462 du tom. II des Œuvres de M. de Longpérier.)

(^ette inscription trouvée sur l'emplacement de la ville de Trœsmis, dans la Mœsie inférieure, par un ingénieur français, M. Engelhardt, a été publiée d'abord par M. Mommsen {Bull. fie rinst. arch. de Rome, 1864, p. 261), puis par M. Léon Renier [BxdL de l'Acad. des inscr. et belles-lettres, août 1865, p. 271.— Revue archéoL, déc. 1865, p. 408). Elle est ainsi ronçue :

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