‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 37 sur 280 · DIVO ROMVLO N. V. BIS CONS · texte numérisé non relu

DIVO ROMVLO N. V. BIS CONS

Divo Romulo nobilissimo viro bis consulL

Le Centurion Caius Valerius Firmus de la première légion italique, en élevant un monument à son ancien généra], emploie la même formule i-

TIB. CL. POMPEIANO C. V. BIS CONSVLI

Tibeno Claudio Pompeiano darissimo viro bis consuli.

Ainsi l'expression bis consuli se trouve parfaitement justifiée par un texte qui appartient à une époque plus ancienne (et par- conséquent de meilleure latinité) que celle à laquelle vivait Maxence. On avait déjà le passage de Jules Capitoliu {M. Awre/.,cap. xx) relatif précisément àPompeianus : Filiam stiam grandœvo Pompeiano,,. quem postea bis consulem fecii. La formule bis consul s'applique à Thomme qui fut deux fois consul. Consul iterum, au contraire, indique celui qui est consul pour la seconde fois, et qui peut le devenir encore.

Entre les formules NVBISCONS et C VBISCONSVLI, il n'y a de différence que la lettre initiale de l'épithëte appartenant à chacun des deux personnages en vertu de son rang. Un consul était clarissimus vir; un prince impérial nobilissimus vir. Il y a là une hiérarchie d'expressions analogue à celle que nous montrent de nos jours excellence et altesse.

Ainsi donc, comme le fait très bien observer M. Evans, s'il avait pu subsister le moindre doute sur rintei*prétation de la légende NVBISCONS, l'inscription de Trœsmis serait de nature à la dissiper. Mais je m'empresse d'ajouter que c'est à Borghesi que revient tout le mérite de l'explication qui a définitivement tranché une question trop longtemps controversée. Ce savant homme connaissait à fond l'organisation et

Page 1