Composition chimique du bronze antique. Analyses
de M. de Fellenberg (p. 235).
M. de Longpérier dit que M. de Fellenberg étudie en ce moment même la question de la composition chimique des bronzes antiques. Cet éminent chimiste a trouvé que dans les objets d'un même pays les alliages varient beaucoup. Les auteurs anciens ne nous ont jamais parlé de la composition de leurs bronzes, car ils étaient réellement ignorants sur ce sujet ; au point que ne pouvant expliquer la nature et la beauté des statues et objets de bronze de Corinthe, ils racontaient, romme si c'était chose possible, que pendant l'incendie de la ville tous les métaux s'étaient réunis en lingots pour former un remarquable alliage.
n en était de même pour Tor que l'on trouve à une époque fort reculée à tous les états, à tous les degrés de pureté; ou choisissait la matière à l'œil, empiriquement. Mais les anciens.
:^ SUR LUS DKAGONS DK L'A.N TigUITÉ.
^yvi st>il JH en passani, ont connu la trempe : le Louvre po.sxi\)i> neuf saumons d'acier de Kliorsabad. .
\. — Sur /es drayuns de Fantiquité, leur céritable fwtae, et -smles animaux fabuleux des léyendes {pp. 285-286) .
M. de Longpérier dit qu'en ce qui cuncerne les drag'Ons. il ne faut pas perdre de vue que, pour les anciens, les mois ApâKuv, Draco, ne représentent que des serpents de forme naturelle. Les Dracones (igurés sur les monuments grecs cl romains ne sont pas ailés. C'est seulement dans r.\pocalypso que nous voyons apparaître an Draco combattant, dans le ciel, contre saint Michel et ses anges, ce qui a conduit h représenlerce Draco ailé comme ses antagonistes (1). Une conception des bas temps ne saurait être rattachée à la connaissance des êtres antédiluviens. Ensuilc, quanl aux animaux ailés, comme les Pégase, les sphinx, les taureaux et les sangliers qui se voient sur les médailles de l'Asie Mineure, leurs figures proviennent de l'Asie occidentale (Babylonie, Assyrie, Phénicic, Perse). Oo sait que les artistes de ces contrées donnaient des ailes aux animaux et à la figure humaine prise dans un sens syinl>oIique ou religieux. Ces attributs exprimaient une nature céleste, parfois aussi une idée de rapidité cl de mouvement : Ta iï -rr.sp'x d;v tï/j-H;-:! rf,- xivi^îeu; Sv-cT, dit Suidas, en parlant de Priape. Les Grecs ont reproduit les images asiatiques sans en avoir toujours bien complètement pénétré le sens. Puis vinrent les légendes basées sur les représentations mal comprises qu'elles entreprenaient d'expliquer. Par exemple la monnaie deClazomfene a pour type un sanglier ailé, évidemment symbolique ; /ËUen nous apprend qu'on
[I] Apocalypit. XII, 7, 9. " Et rncluui ust preliiim diii^duui mcœlo, Michael cl angeli ejus prtRtlubaulur cum Dracone, ot Ura<:o puguabat et aageli ejus... Et projectuB eat Draeo ille iiiagiiue, si^i'peus uutiquus, qui vocatur diaboluB el salanas, qui seducil universum orb^-m. - — Le uiatanliguus I^l oltiisioa au rùle que te aerpeut joue dous le troisième cliapjlre <Ib ta Genèse. Là il est DOiuuié Sfii par leB Septante.