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S,OTE SUR LES MARBRES DE LA RUE VIVIESNE

L'Aulheoticité de la découverte, garantie par un antiquaire et par un historien spécial, ne devait pas être mise en doute par les écrivains qui travaillent plus ou moins de seconde ruain, quel que fût d'ailleurs leur talent. Aussi l'urne d'Ampudia Amanda a-t-elle été maintes fois citée. Un des auteurs les plus récents qui s'en soient occupés, M. Théophile I*avalléo, dans son Histoire des quartiers de Paris (nouvelle édition, 1837, p. 214), s'écrie, après avoir parlé d' Amanda et de sa mcre Pithusa : « Et voilà les premières Parisiennes dont Thistoire ait conservé les noms ! »

Or cette qualité de Parisiennes pourrait bien être imaginaire, ou du moins n'avoir pas ce degré de certitude qu'exige l'histoire.

Voici pourquoi :

En 1731 , ving^ ans avant la découverte de la rue Vivienne, Antonio Francesco Gori publiait à Florence le recueil d'inscriptions antiques formé par un gentilhomme de cette ville, Giovan-Battista Doni, tout au commencement du dix-septième sii>cle, sous le pontificat d'Urbain Vm.

Or, à la page 378 de cet ouvrage (classe X, n" 108), on trouve l'inscription suivante :

AMPVDIAE

AMANDAE

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