‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 55 sur 280 · VIXIT ANNIS XVII · texte numérisé non relu

VIXIT ANNIS XVII

PITHVSA MATER FECT

(P. 382 et 387.)

Je supprime des considérations sur le style du monument, sar la beauté des caractères de l'inscription et sur les facilités du commerce dans la Gaule, prouvées par le transport du marbre statuaire.

Tout cela était écrit en 1756, c'est-à-dire cinq ans seulement après la découverte, et du vivant de l'abbé Lebœuf, mort le 10 avril 1760.

Aussi Dulaure, dans son Histoire de Paris, admet-il sans difficulté l'urne d'Ampudia Amanda, et en parle-t-il ainsi au chapitre intitulé : Cimetière, tombeau et autres antiquités de la me Vivienne :

« Non loin des bassins dont on vient de parler, on rencontra sous terre en 1751, en travaillant aux fondations d'une écurie, dans une maison de la rue Vivienne, huits fragments de marbre, ornés de bas-reliefs. M. de Caylus, qui en a publié les gravures et la description, ne doute pas que ces fragments n aient appartenu à des tombeaux.

M Dans la même fouille, fut trouvée une urne cinéraire en marbre dont la face principale est ornée d'un feston de fleurs et de fruits, qui se rattache à des têtes de béliers placées à la partie supérieure des angles de cette urne. Au-dessous de ce feston est une inscription portant que Pithusa a fait exécuter ce monument pour sa fille Ampudia Amanda, morte à l'âge de dix-sept ans. » (Édition de 1823, tome I", p. 104 et 105.)

Et la planche 3 de YHistoire de Paris reproduit, sous le n** 5, l'urne de marbre déjà gravée dans le Recueil de Caylus (l. U, planche CXVI).

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