‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 6 sur 280 · Même type. i^. T accompagné de trois points · texte numérisé non relu

Même type. i^. T accompagné de trois points

16. T accompagné de trois points, grènetis. ^. T avec trois points sans grènetis.

17. T avec trois points, type répété sur les deux faces do la monnaie. AR. Poids, 0«r^22, 0«fM28.

18. Même type avec un N au-desus du T. AR. Poids, 0*f^i8. Que signifie ce T reproduit sur tant de pièces? Représente-

t-il un nom de lieu?

Non, répond-on, puisque les monnaies qui le portent appartiennent évidemment à des localités diflérentes, dont quelques-unes caractérisées par des légendes, avaient un nom commençant par M, K, O, etc.

Ce caractère exprime-t-il le nom de la monnaie ou sa valeur?

Non, dit-on encore, puisqu'on le trouve sur des pièces de cuivre aussi bien que sur des pièces d'argent, et que ces dernières sont de poids très divers.

Cependant, les systèmes monétaires offrant de grandes variantes, il faudra, avant d'admettre ce dernier raisonnement, examiner une à une toutes ces pièces pour reconnaître

AYANT POUR TYPE LE SIGNE TAU. i\

si elles ne peuvent se rapporter à des multiples ou à des divisions dont les facteurs pourraient bien être Tsrrapa ou Tpetç.

Il ne peut être question ici du TexpaSpax^-^v, ni du TeTpciJôXov ou du Tptù)69Aov, dont le poids dépasserait à coup sûr celui des pièces qui viennent d'être décrites. Mais on remarquera déjà que le TpiriiiioôoXtsv, c'est-à-dire la pièce d'une obole et demie ou quart de drachme, devrait peser suivant le système attique, le plus généralement employé, lff<',062, comme la pièce n"* 1«

Le Tp'.TTjjjtéptîv, ou trois quarts d'obole, serait de 0«%831 ; le Tptr^jjLtTapteiJLépiov , ou trois huitièmes d'obole, de 0«^'^,265 ; le TsTapTTjjjiip'.ov, ou quart d'obole, de 0»',177.

Or, quand on tient compte des diversités du système qui partageaient le monde antique, de la difficulté d'étalonner les très petites divisions monétaires, du nombre restreint des pièces pesées et de leur plus ou moins mauvais état de conservation, on voit qu'il ne faut pas rejeter trop absolument l'explication du T par les valeurs monétaires, tout en avouant qu'une même marque représentant des fractions si différentes constitue une singularité fort étonnante.

On ne peut raisonnablement supposer que ce T soit Tinitiale d'un nom d'homme; mais pour les n'" 14, 15, 16, 17 et 18, qui appartiennent à la numismatique de Tarente, il est difficile de ne pas établir un rapprochement entre le caractère-type et le lieu d*émission.

Quoi qu'il en soit, M. Millier pense que le T a un sens religieux, et il s'explique ainsi l'adoption qui en a été faite par un assez grand nombre de peuples et de villes. Ce tau une fois considéré comme un symbole, M. Millier s'attache à montrer son analogie avec la croix ansée qui se trouve sur les monnaies de Tarse en Cilicie et de Cypre ; il le compare, lorsqu'il est trois fois répété (voyez plus haut la description des n^ 6, 8, 9 et 10), à la hiskèle ou tnqueira des monnaies lyciennes, considérée par d'éminents antiquaires comme un symbole de la triple Hécate. Le triple tau^ avec une valeur de signe de vie analogue à celle que mentionne Ézéchiel, ou à celle que les Egyptiens attribuaient à la croix ansée, pour-

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