ATTRIBUÉ A LA FAMILLE CURTIA
(Extrait du tome XIII (nouvelle série) de la Revue numismatique^
1868, pp. 229-230. )
Tous les numismaiistes connaissent le beau denier de la famille Curtia qui a pour type la tête de Rome casquée avec la légende Q.CVRT, et la marque de valeur X; au revers, Jupiter dans un quadrige accompagné de Tinscription M . SILA . ROM A. (Riccio, Famiglie di Ronfla^ pi. XVIII, n** 1. — H. Cohen, Monn. de la Rép, rom.^ pi. XVI.) C'est Tunique pièce d'argent que les catalogues enregistrent pour cette famille. Cependant M. Daniel Lorichs, ministre de Suède à Madrid, possédait un quinaire qu'il attribuait à la faniille Curtia, et qu'il a publié dans son ouvrage intitulé Recherches numismatiques concernant principalement les médailles celtibériennes^ 1852. (PI. VIII, n° 8, p. 27, n° 48.) Le quinaire porte au droit une tête de Rome d'aspect étranger, au revers un Dioscure à cheval, courant à droite, avec la légende Q.CVRT, et la marque de valeur V placée derrrière le cheval. Cette lettre transportée du droit sur le revers arrête déjà l'attention. Si Ton rapproche la figure publiée par M. Lorichs d'un dessin donné par M. de Lagoy (Essai de monogr. d'une série de méd, gauL au type des DioscureSy 1847, pi., n**6), on ne tarde pas à croire que la lecture du savant suédois ne doit pas être acceptée. Sur la pièce de M. de Lagoy, le V est aussi placé derrière le cheval, mais c'est l'initiale d'un nom qui se continue au-
OL'INAIRE ATTarBL'É A LA FAMILLE CURTIA.' 187
dessous de l'animal, et le compiément OLVNT (T lié avec N). peut avoir été pria pour ÛCVRT. Pour bien comprendre noire supposition, il faut placer les deux desBins en regard. En nomme, là où M. Lorichs voyait Q.CVRT, il est probable qu'il faut lire le nom de Voluntillius. {V. Rev., 1860, p. 425.) On s'expliquerait alors parfaitement le style de fabrique du quinaire si peu conforme k celui des monnaies romaines. La pièce ne se retrouve pas dans le catalogue de la collection Lorichs. publié par Don Antonio Delgado, ni à l'article de la famille Curtia (p. 1S8, n' 2423, et p. 160, n" 2471 à 2473), ni parmi les pièces de la Gaule. Vraisemblablement le savant numiamatiste espagnol n'a pas approuvé l'attribution du quinaire à la famille Curtia et l'a relégué dans les groupes d'incertaines indiqués après les descriptions de monuments bien déterminés.
( Extrait du tome XIII (nouvelle série) de la Reime mnnismotiqur,
IS62. pp. 309-336.)